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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Pierre BERECZ Par Pierre BERECZ
pierre.berecz@domainesinfo.fr
Actualité
Publié le mardi 31 décembre 2002
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2002 : L’année des noms de domaine


En guise de bilan de fin d’année, les quelques événements qui ont agités le petit monde des noms de domaine en 2002. Rétrospective en 12 faits essentiels.

 
• UNE ADRESSE WEB ET UN MAIL PERSO AVEC LE .NAME

L’année 2002 commence avec le lancement opérationnel du .NAME qui, après le .BIZ et le .INFO, devait être la nouvelle extension à succès concoctée par l’Icann. Malheureusement, si dès janvier, 60 000 personnes ont répondu à l’appel, c’est peu à l’échelle de la « cyber planète ».

L’extension réservée aux particuliers leur permettant d’être propriétaire à titre personnel de leurs adresses mail et web partait pourtant d’une bonne idée qui n’a pas encore rencontrée son public.

Peut-être que les non anglophones de la planète n’ont pas l’intention de faire preuve d’hétéronomie en accrochant leur patronyme à cette extension hégémoniquement modifiée (EGH) ?

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• VERISIGN RACHETE LES ILES COCO

Le tentaculaire VERISIGN, déjà en position très avantagée sur le .COM, s’offre en ce début d’année eNIC, le gestionnaire de la zone .CC attribuée aux îles Coco.

On se doute que ce débarquement américain sur cette île du pacifique, autrefois terrain de jeu de l’astronomie militaire soviétique, ne relève pas uniquement d’un attrait pour les zones insulaires.

Si le .CC, à l’inverse du .TV des îles Tuvalu, n’a pas convaincu, elle est en revanche la première zone a exploiter les noms de domaines à caractères accentués. Une expérience mise à profit aujourd’hui pour intégrer la plupart des langues dont le chinois, l’hébreu et le basque.

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• LA "PORN PIRACY" FAIT SON APPARITION SUR LE WEB

Avec les beaux jours, la "porn piracy" fait son apparition sur Internet. La pratique qui consiste à attendre qu’un nom de domaine tombe dans le domaine public pour le rediriger sauvagement vers un site pornographique fait la joie des pirates du web.

En ce début mars 2002, Villa Hills, petite bourgade du Kentucky propriétaire de www.villahills.com, l’apprend à ses frais en se connectant sur sa page d’accueil qui vante désormais les charmes de la jeune Tina, également propriétaire d’une webcam.

Depuis, la pratique fait florès, notamment chez les spécialistes du détournement de marque, et les internautes qui ne travaillent pas avec un bureau d’enregistrement sérieux en sont quittes pour apprendre le coréen.

Lire aussi : Le traumatisme de la perte d'un nom de domaine



• LES AMERICAINS A LA CONQUETE DU .US

Sans doute encore traumatisés par les attentats du 11 septembre, les américains se jettent sur le .US, relancés par NeuStar, le promoteur du .BIZ.

Déjà en service, l'extension américaine n'était jusqu'à maintenant disponible qu'au troisième niveau selon un mode d'attribution géographique (par exemple : county.arlington.va.us).

Très vite, de nombreux sites se drapent dans la bannière étoilée pour inciter les américains à investir dans cette extension réservés aux entités en rapport avec les USA ou qui disposent d'un bureau local.

La corde patriotique trouve son écho puisqu’au 30 septembre, 341 000 américains (Source Snapnames) ont opté pour cette extension dont la publicité affirme qu’elle est le meilleur symbole de l’identité américaine. A ne pas confondre avec le fourre-tout international qu’est devenu le .COM.

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• LE PARLEMENT EUROPEEN ADOPTE LE .EU

A l’imitation des français qui, comme le disait déjà Voltaire, « arrivent tard à tout mais y arrivent », les européens se lancent dans la création d’une extension européenne pour le web.

Quelques semaines après l’entrée en service de la monnaie unique, la nécessité d’exister également sur Internet aiguise l’intérêt du parlement européen qui adopte le .EU.

Charge à la Commission de faire suivre l’intendance. Etablir un cahier technique, trouver un prestataire pour le registre, traduire le tout en quinze langues, bientôt vingt-cinq, devrait prendre une bonne année.

D’autant plus que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, coincée entre le marteau-pilon du .COM et les enclumes des registres nationaux, l’extension européenne n’est pas une mince affaire.

LIRE AUSSI :
Le parlement européen adopte le .eu
Premiers Etats Généraux Européens du Nommage Internet
Trois projets pour .EU



• UN NOM DE DOMAINE A 800 000 DOLLARS

Achat monstre pour le site d'emploi Monster.com qui acquière le nom de domaine jobs.com pour la somme de 800 000 dollars américains.

Pour ce site qui se classe à la 23 ème place du web américain avec 43 millions de visiteurs uniques en mars, l’importance de cet achat est toutefois à relativiser puisque le nom de domaine Job.com aurait généré 400 000 visiteurs par mois en février de cette année. A deux dollars le visiteur, c’est même donné !

La preuve est faite en tout cas qu’un bon nom de domaine, ça vaut de l’or.

Accès à Monster.com via Jobs.com



• LE .AERO PREND SON ENVOL

Première des extensions dites « sponsorisées », c’est à dire créées pour une communauté spécifique, le .AERO prend son envol en 2002 avec 2600 noms de domaines enregistrés à ce jour.

Comme les grandes compagnies aériennes qui ont préféré ne pas risquer de voir leur nom s’envoler, les acteurs plus modestes du secteur de l’aviation ont rapidement compris l’intérêt de figurer dans cette partie du cyber espace.

Nombre de petits aéroports comptent ainsi parmi les 756 sites actifs de cette zone qui a su prendre de la hauteur.

LIRE AUSSI :
Le .aero atteint sa vitesse de croisière



• LE LAOS REPREND LOS ANGELES

Gérée par une société de Hong-Kong, le LA était vendue comme l'extension de Los Angeles où, comme chacun sait, tout se vend.

Cette activité, initiée avec l'accord du gouvernement du Laos ne donnant visiblement pas satisfaction. Le Laos a donc demandé à reprendre la délégation du LA.

On peut simplement se demander ce que ce pays de 5,4 millions d’habitants parmi les plus pauvre de la planète va bien pouvoir en faire.



• STUART LYNN EXISTE, NOUS L'AVONS RENCONTRE

Le controversé président de l’Icann a démissionné cette année (démission effective en mars 2003). Rarement un homme et une organisation auront suscité autant de phantasmes.

Il est vrai qu’un peu plus de transparence aiderait à ne pas voir le grand Satan derrière ce bureau de douze personnes.

Avant de quitter son poste, Stuart Lynn nous accorde une interview lors de la réunion annuelle de l'Icann à Amsterdam. C'est la première fois qu'il s'exprime de la sorte dans un média français et nos confrères du Monde, qui reprennent cet entretien in extenso, ne s'y trompent pas.

LIRE AUSSI :
De notre envoyé spécial à Amsterdam
Interview de Stuart Lynn en français
Full Transcript of the Original Interview in English



• LA CHINE S'OUVRE AUX ENTREPRISES ETRANGERES

La Chine s’éveille à l’Internet en ouvrant son .CN à la réservation par les entreprises étrangères en commençant par les extensions de second niveau (.COM.CN, .NET.CN et .ORG.CN).

C’est Neustar, déjà registrar du .BIZ et du .US qui rafle la mise du marché chinois.

A PARAITRE :
Qui est Neustar ? Une enquête de DomainesInfo.fr le 15 janvier 2003



• UN NOM DE DOMAINE RIGOLO, LAUREAT DU GRAND PRIX STRATEGIE

Coup de tonnerre dans les étables, le lauréat du Grand Prix Stratégies de l'Internet 2002 est www.pourquoilavachequiritrit.com.

La Vache qui rit, qui appartient aux Fromageries Bel, a remporté le Grand Prix pour le site Pourquoilavachequiritrit.com créé en complément d'une campagne télé et d'un concours proposant de répondre, justement, à la question "Pourquoi la vache qui rit rit?".

www.pourquoilavachequiritrit.com



• NOTRE SITE PARTENAIRE INDOM DEVIENT PARTENAIRE DE SNAPNAMES

Petit clin d'oeil pour terminer ce panorama : lorsque nos partenaires deviennent partenaires, on est heureux.

En effet, notre partenaire INDOM finit bien l'année en devenant le partenaire exclusif pour la France du célèbre site américain SnapNames qui est le numéro un de la veille et de la récupération de noms de domaine sur Internet.

Comme les partenaires de nos partenaires sont nos partenaires, DomainesInfo.fr devient le correspondant français du site d'information "State Of The Domain", qui est une référence en matière d'informations sur le domaine.

LIRE AUSSI :
Accès au site INDOM
Un SnapBack c'est quoi ?



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