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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Nicolas SIMONIN Par Nicolas SIMONIN
nicolas.simonin@indom.com
Actualité
Publié le jeudi 4 janvier 2007
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Le second marché déstabilisé par les cybersquatteurs


Les reventes de noms cybersquattés sur le second marché des noms de domaine prend de l'ampleur. Sans proposer de solution définitive, les acteurs du second marché mis en cause cherchent des solutions.

 
Le second marché des noms de domaine connaît depuis quelques années un véritable essor. Les récents records de ventes ( 14 millions de dollars pour Sex.com), ou les sommes atteintes lors des enchères du dernier salon TRAFIC , en sont de parfaites illustrations.

Mais, victime de son succès, ce second marché propose de plus en plus de marques cybersquattés, mis en vente en toute légalité.

Des noms de marques vendus au plus offrant

F-Secure, société finlandaise spécialisée dans la sécurité de l’Internet, a ainsi mis à jour la présence de noms, tel que filmlist.com ou city-bank.com, sur ce second marché.

Ces noms, qui devraient légitimement revenir aux propriétaires de ces marques, sont hélas revendus au plus offrant.

Sedo mis en cause par F-Secure

Sedo.com, acteur reconnu du second marché, déjà incriminé en 2005 dans une affaire de cybersquatting lié au nom "Le Meridien" , a fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de F-Secure.

F-Secure a ainsi relevé près de 30 noms en vente au 31 octobre 2006 chez Sedo , dont chasebank-online.com, city-bank.com ou bankofamerica.com, qui ne devraient être attribués qu’aux titulaires légitimes des marques.

F-Secure remarque par ailleurs que Sedo.com revendrait aussi des noms accentués, tel que pàypal.com ou paypàl.com, participant indirectement à la propagation du typosquatting.

"Les revendeurs de noms devraient naturellement éliminer de leur liste de vente tous les noms susceptibles d’inciter au phishing " explique F-Secure.

Une prolifération de noms difficiles à paramétrer

Face à ces attaques, Sedo se défend dans un article de TechWeb expliquant qu’elle filtre de son mieux les noms faisant l’apologie du cybersquatting.

Selon Sedo une procédure automatique de retrait de ces noms "phishés" a été mise en place, même si son efficacité reste limité étant donné le fort volume et le difficile paramétrage de ces noms.

"Nous avons 6 millions de noms en vente," a souligné Jeremiah Johnstin, avocat général de Sedo. "Il nous est impossible de filtrer de manière pro-active nos ventes."



Source :
The Register

Lien(s) de l'article :

Autre source: TechWeb

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