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Le droit de la propriété intellectuelle n’a fait son apparition en Chine qu’en 1983.
Depuis, ce pays a adhéré à toutes les grandes conventions internationales, mais leur respect reste encore aujourd’hui un grand sujet de préoccupations car les textes sont une chose, les faire respecter en est une autre. On constate cependant des progrès, et la CNCPI (Compagnie Nationale des Conseils en Propriété Industrielle), qui vient de signer un accord de partenariat avec son homologue chinoise voit, dans ce geste, un mouvement encourageant vers une harmonisation des pratiques.
A tous les investisseurs qui se tournent vers la Chine, Chantal Roux, responsable juridique pour les zones Asie et Pacifique d’UBIFRANCE, prévient que le respect de la réglementation internationale reste " théorique" et leur recommande d’être "vigilant en procédant dans la mesure du possible au dépôt de ses marques et brevets, en limitant l’accès à sa technologie non protégée et en s’entourant des conseils d’un spécialiste en cas de transfert de technologie ou de licence."[1]
La Toile sous haute surveillance
L’Internet en Chine reste soumis au contrôle du contenu et à la censure (les cybercafés doivent conserver la trace des pages visitées par leurs clients pendant plusieurs mois) et douze entités gouvernementales participent à la régulation de l’accès, du contenu ou des échanges sur la Toile. Patrice Nordey, responsable Asie de l’Atelier BNP Parisbas , en donne un bon exemple avec www.greatfirewallofchina.org , qui permet de vérifier si un site est accessible depuis la Chine ou si son URL est bloquée.
Malgré ce handicap à la liberté d’expression et de communication, l’Internet chinois se développe encore plus vite que l’économie, avec un taux de croissance qui dépassent les 20 % par an : fin 2006, le pays comptait 137 millions d’internautes et 843 000 sites. Or, comme le souligne Patrice Nordey, "aujourd’hui, à peine plus de 10 % des chinois ont accès à l’Internet. Je vous laisse imaginer ce que ce marché représente".
Le .CN juste derrière le .COM
Comme l’indique les statistiques de Domaines.Info , le .CN a connu une augmentation de 39 % en 4 mois ; avec plus de 1 800 000 noms de domaine, il occupe 43,9 % du marché, et est en passe de rattraper le .COM qui s’en arroge aujourd’hui 47,2 % et reste donc – pour combien de temps ? – la première extension en Chine.
Ici en Occident, nous sommes tellement habitués à naviguer en .COM, et à chercher nos informations sur Google, et souvent en anglais, que l’on se doit de réviser toutes nos certitudes dès que l’on aborde l’Internet chinois. C’est Judy Huev-Jen-Ferley, responsable référencement Chine à la société Activis qui s’en est chargé, nous rappelant, par exemple, que "le premier moteur de recherche est Baidu, avec 62 % du marché, n’en laissant respectivement à Google et à Yahoo, 25 % et moins de 5 %. Il n’y a que sur ce qu’il est convenu d’appeler "l’élite" des internautes chinois, soit à peine plus de 10 % que Google reprend la première place, talonné par son concurrent chinois ".
Autre information, et de taille : 95,4 % des pages sont en chinois simplifié (GB), 4,5 % en chinois traditionnel (BIG 5) et seulement, 0.1 % en anglais !
Les noms de domaine en caractère chinois sont indispensables
Lorsque l’on constate l’énorme essor de l’Internet en Chine, et que l’on prend conscience des modes de son utilisation, l’évidence s’impose : une stratégie de nommage visant à être présent dans ce pays-continent ne peut faire l’impasse sur les noms de domaine en caractères chinois. En s’adaptant aux habitudes des internautes chinois qui utilisent essentiellement le mandarin, ils offrent un meilleurs référencement dans les moteurs de recherche locaux, ils simplifient la navigation sur le web des utilisateurs chinois et facilitent la mémorisation des adresses.
La valeur stratégique des mots clefs
Les intervenants INDOM ont souligné l’importance stratégique des mots clefs, développement récent de l’Internet chinois.
Il est en effet possible d’enregistrer des mots clés en tant que noms de domaine en .CN, lesquels offrent une occasion supplémentaire d’indexation dans les moteurs de recherche. Des outils spécifiques d’enregistrement de ces mots clefs ont été développé par INDOM pour répondre à cette demande.
La conférence s’est terminée par la présentation du calendrier d’ouverture du .ASIA , l’extension géographique dédiée à l’Asie, qui constitue la prochaine étape du développement de l’Internet en Asie.
[1] Les interventions à la conférence de Patrick Hauss, directeur juridique d’INDOM, de Nathalie Dreyfus (cabinet Dreyfus & Associés) et de David-Irving Tayer (cabinet Plasseraud) sur les précautions à prendre pour l’enregistrement de noms de domaine en .CN et le règlement des litiges, feront l’objet d’un prochain article.
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 • Les organismes chinois CNNIC pour le .CN, Neustar, le partenaire exclusif pour l’étranger, CIETAC, arbitre national des conflits de noms de domaine, HKIAC, deuxième arbitre pour les conflits de noms de domaine.
 • Qui peut enregistrer un .CN ? L'extension est ouverte sans restriction. Des mots clefs (directement identifiable dans la barre de recherche) peuvent être enregistrés en caractères chinois ou latins auprès du registre du .CN. |
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