Le samedi 25 janvier, un nouveau virus a presque paralysé le réseau. Mais malgré de nombreuses pannes dans plusieurs pays, Internet a une nouvelle fois tenu bon.
"Petit et rapide". C'est ainsi que les spécialistes ont décrit le virus slammer. Exploitant une faille d'un logiciel d'administration de serveur web de Microsoft, Slammer a submergé les serveurs et routeurs qui assurent la continuité d'Internet. Fort heureusement, le virus ne portait aucune charge. Il n'a donc modifié aucun fichier ni effacé aucune donnée.
Mais il a bien paralysé de nombreuses machines. D'après les premières estimations, se sont plus de 200 000 d'entre-elles qui ont été touchées, dont 5 des 13 serveurs racines qui assurent la structure de base du réseau. Les effets se sont fait fortement sentir. Ainsi aux USA, les 13 000 distributeurs automatiques de la Bank of America sont tombés en panne. En Finlande, c’est le réseau téléphonique qui s’est arrêté tandis qu’en Corée, le pays le plus connecté du monde, de très nombreux services Internet ont cessé de fonctionner.
La réaction des administrateurs de réseau du monde entier ne s’est pas fait attendre. Le patch (petit programme) corrigeant la faille exploitée par Slammer a été installé en toute vitesse pendant le week-end et le lundi suivant, il restait déjà peu de séquelles du passage de Slammer.
Les premières analyses semblent placer l’origine du virus en Chine.