D'après un rapport ICANN publié le 31 juillet, l'infrastructure Internet peut facilement encaisser une forte augmentation du nombre d'extensions.
Dans le cadre du dossier IDN, l'ICANN a lancé plusieurs études de faisabilités.
Pour le régulateur, dont la charge première est de veiller à la stabilité de l'Internet, des projets d'envergures comme la généralisation de noms de domaine et même d'extensions utilisant des caractères non-ASCII doivent d'abord être validés techniquement. C'est uniquement une fois ce travail réalisé que d'autres aspects plus politiques ou fonctionnels, comme sur quel timing introduire les IDN ou avec quel type de caractères, peuvent être analysés.
L'ICANN a donc chargé son Comité Technique, le SSAC, de confirmer que le fait d'ouvrir aux IDN n'allait pas casser l'Internet.
Dans sa réponse le président du SSAC Steve Crocker ne s'engage d'ailleurs pas beaucoup, expliquant que les questions de politique relatives aux IDN vont au-delà du mandat du de son comité. Sachant qu'une phase de test est prévue pour les IDN, Steve Crocker précise que le SSAC ne souhaite pas se prononcer sur l'éventuelle durée de ces tests au-delà de conseiller qu'une date de fin soit prévue !
Un élément de la réponse du SSAC est néanmoins intéressant. Le comité précise que l'actuelle racine d'Internet "devrait pouvoir encaisser une augmentation de 2 à 5 fois le nombre actuel de TLD.".
Sachant qu'il y a actuellement plus de 250 TLD, cela nous laisse entrevoir la possibilité de pousser jusqu'à 1250 extensions de premier niveau sans mettre la stabilité de l'Internet en jeu…