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Discuter, discuter… et encore discuter. Bienvenu au plus officiel des forums de discussion sur la gouvernance de l'Internet.
Vous êtes à une quinzaine de kilomètres des plages les plus célèbres du Brésil, Ipanema et Copacabana. Peut-être aurez vous le temps, entre deux réunions, d'aller gravir le Corcovado, cette montagne en forme de bossu rendu célèbre par le Christ aux bras ouverts qui la surplombe...
Bienvenu au Brésil ou, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la fin de la semaine, vous allez pouvoir discuter à bâtons rompus de la gouvernance d'Internet. Vous êtes au FGI (d'ailleurs souvent appelé IGF, de son nom anglais Internet Governance Forum).
Pas de texte officiel
Vous êtes là pour attaquer tous les sujets. "Le Forum permet à ses participants de discuter d n'importe quel aspect lié à la gouvernance de l'Internet, y compris des abus sur Internet," expliquent les organisateurs, qui ont reçu mandat de l'ONU pour créer le FGI. "Le FGI est une plateforme de discussion ouverte et innovante. Il ne s'agit pas d'une organe de négociation traditionnelle."
Comprenez par là que le seul mandat du FGI est la discussion. Au contraire des instances et réunions "normales" de l'ONU, ici aucun texte officiel n'est produit à l'issue des réunions. Pourtant, les sujets prévus dans les ateliers et plénières du programme sont tous plus importants les uns que les autres : gestion des ressources critiques de l'Internet, coûts et facilités d'accès au réseau de part le monde, multilinguisme, liberté d'expression et d'information, sécurité et confiance…
De même, parmi les participants on retrouve les grands organismes du secteur. L'ONU, bien sûr, mais également l'ICANN, l'UNESCO, l'ISOC, l'IUT ou encore l'OCDE.
L'enjeu : le contrôle de l'Internet
Ainsi, si le but officiel est la discussion, dans les coulisses on se lance également dans la négociation. Le FGI lui-même en est d'ailleurs le fruit. Il a été créé par l'ONU pour répondre à la demande des nations du monde entier de pouvoir exercer un élément de contrôle sur Internet, sans pour autant se mettre à dos les Etats-Unis qui exercent actuellement ce contrôle, notamment au travers de l'ICANN.
En cela, le FGI est un instrument inédit pour les Nations-Unies. Et un contre-pouvoir nécessaire. A n'en pas douter, si l'ICANN semble aujourd'hui plus autonome et international que jamais, c'est aussi grâce à la pression de l'ONU, par le biais du SMSI en premier, puis du FGI.
Une pression qui devrait se maintenir, en coulisse, tout au long de la semaine à Rio. Même si officiellement, rien de concret ne sortira de cette deuxième réunion du FGI.
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 • Prochaines réunions L'Inde devrait accueillir la 3e réunion du FGI l'année prochaine et l'Egypte la suivante, en 2009. La Lituanie et Azerbaïdjan sont candidats pour recevoir le FGI le 2010. |
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