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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Stéphane VAN GELDER Par Stéphane VAN GELDER
stephane.vangelder@domainesinfo.fr
Actualité
Publié le jeudi 29 novembre 2007
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Le caméléon-squatting, vous connaissez ?


Un nom de domaine tout ce qu'il y a de plus officiel, une fiche Whois qui semble indiquer un propriétaire légitime… et pourtant. Derrière tout cela un cybersquatteur se cache, déguisé !

 


Nous ne résistons pas à l'envie de vous montrer l'illustration utilisée par Jay Westerdal pour mettre en avant le caméléon-squatting sur son blog
Sur son blog, Jay Westerdal nous parle du "caméléon-squatting". Une tendance qui ne serait pas nouvelle, mais qui reste très méconnue.

La meilleure explication passe par l'exemple. Prenez donc le nom GoogleWishes.com. Non, il ne s'agirait en fait pas d'un nom appartenant à Google, malgré l'aspect légitime du propriétaire indiqué dans le WHOIS.

Deux indices permettent d'identifier ce cas de "caméléon-squatting" : le registrar gestionnaire n'est pas celui habituellement utilisé par Google et l'adresse email paraît bien farfelue pour un nom officiel Google :

Registrant:
Google Inc
Google Inc (googlefuncards@yahoo.com)
2400 E. Bayshore Pkwy
Mountain View
California,94043
US
Tel. +1.650618149


Sans cela, avouez qu'il y a de quoi s'y méprendre, même pour le service juridique de l'entité qui devrait être le propriétaire légitime de ce nom, Google en l'occurrence, et qui n'a peut-être pas de visibilité globale sur son portefeuille et peut ainsi penser qu'il s'agit, par exemple, d'un enregistrement fait par un autre département.

Or si le propriétaire légitime lui-même ne se rend pas compte du litige, le cybersquatteur n'a pas beaucoup de risque de se faire attaquer. D'où le nom de caméléon-squatting.

Le meilleur conseil contre ce phénomène, d'après Jay Westerdal : centraliser vos noms auprès d'un registrar unique. C'est en effet la meilleure façon de lever le doute lorsque des noms reprenant vos droits apparaissent chez d'autres registrars.

A ce conseil nous en ajouterons un autre : privilégiez un registrar vous offrant des services à valeur ajoutée, comme votre propre chargé de compte par exemple. Car si vos configurations "propriétaire" et "contact admin" sont toujours à jour, un email farfelu sera d'autant plus facile à identifier.


Source :
Le blog de Jay Westerdal


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Rédacteur en chef :
Stéphane Van Gelder