L’Internet des Objets : Identification, RFID et Multilinguisme
Vendredi 18 avril était organisé par les sociétés SAFRAN et GS1 un colloque sur cette nouvelle révolution numérique qu’est l’Internet des Objets et dont l’architecture n’est pas sans rapport avec le système DNS de nos noms de domaine.
Philippe RENARD (Société Française de Terminologie) et accessoirement à l'origine du mot "logiciel".
D'après Wikipedia, "l'Internet des objets a pour but de prolonger l'Internet au monde réel en fixant des étiquettes munies de codes ou d'URLs aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes pourront être lues par un dispositif mobile sans fil et des informations relatives à ces objets et lieux seront retrouvées et affichées."
Vaste programme abordé lors d'un colloque organisé la semaine dernière par Chantal Lebrument dans les locaux du Groupe SAFRAN. Les nombreux intervenants, dont Pierre Georget, Directeur général de GS1 France et Président de GS1 Europe, Jean-Michel Cornu, Directeur Scientifique FING, Bernard Benhamou, Délégué aux Usages de l’Internet (DUI) ou encore Philippe Renard de la Société Française de Terminologie, ont détaillé cette technologie.
Nécessité d’une standardisation
L’émergence de nouvelles technologies requiert l’usage de standard. L’internet des Objets n’échappe bien évidemment pas à la règle et Pierre Georget, Directeur général de GS1 France (organisme de standardisation) a pu saisir l’occasion de présenter l’EPC (Electronic Product Code), possible standard en la matière et qui repose directement sur le système O.N.S. (Object Naming Service).
Le but de l’EPC est de remplacer nos vieillissants codes-barres ne contenant pas assez d’informations et de créer un langage commun pour tous. Pour fonctionner, l’EPC nécessite un système global, accessible par tous et partout. Ce système, appelé O.N.S., est directement inspiré de l’architecture DNS que nous connaissons pour les noms de domaine. Il s’agit en quelques sortes d’un sous-réseau dont l’unique but est de permettre aux informations propres aux objets de circuler.
Des usages insoupçonnés
La réduction des coûts est l’un des objectifs avoués de cette identification numérique. Elle permet de suivre la chaîne de production dans son intégralité et permet ainsi une rationalisation des coûts (de logistique notamment).
Se restreindre à un aspect purement économique serait pourtant une erreur. Lors de son intervention, Jean-Michel Cornu, Directeur Scientifique de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), a donné quelques pistes sur les possibles futurs usages de cet internet des objets. Les puces RFID notamment utilisé à la base de ce système pourront, outre nous informer sur la traçabilité de nos aliments (lieu de l’élevage, quelle alimentation l’animal à reçu, par quel établissement il est passé etc…), aider à la prévention des feux de forêts (poussières intelligentes de capteurs distribuant l’information à un central par exemple), mais aussi améliorer la gestion d’incidents liés au trafic etc…
Un enjeu majeur
Cependant, le succès de ce nouveau "réseau" reposera sur plusieurs points :
La miniaturisation et la réduction des coûts pour une intégration plus rapide ;
Une communication interopérable entre les différents systèmes existants (EPC, NFC - Near Field Communication) ;
Une autonomie des puces devant être au moins égale à la durée de vie de l’objet ;
Et enfin, une gestion transparente des réseaux impliquant une auto-configuration des objets et des réseaux, mais également la possibilité de détourner l’usage initial de la puce (par exemple : puce du téléphone permettant de suivre l’état trafic dans un lieu donné).
Les défis sont donc nombreux et Bernard Benhamou, Délégué aux Usages de l’Internet (DUI), insiste particulièrement sur la nécessité de l’implication et des investissements de la France et de l’Europe dans cette nouvelle technologie, avec comme idée sous-jacente de ne pas reproduire les erreurs du passé sur le développement de l’Internet et l’hégémonie américaine.
• Quelle est la fonction de l'Internet des objets ? prolonger l'Internet au monde réel en fixant des étiquettes munies de codes ou d'URLs aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes pourront être lues par un dispositif mobile sans fil et des informations relatives à ces objets et lieux seront retrouvées et affichées. • Une standardisation sur le modèle du système DNS des noms de domaine : L’EPC (Electronic Product Code) est un possible standard en la matière et qui repose directement sur le système O.N.S. (Object Naming Service). • L'usage des puces RFID: Les puces RFID à la base de ce système pourront nous informer sur la traçabilité de nos aliments (lieu de l’élevage, quelle alimentation l’animal à reçu, par quel établissement il est passé etc…), aider à la prévention des feux de forêts, mais aussi améliorer la gestion d’incidents liés au trafic etc…