A l’occasion de la consultation publique lancée par le gouvernement sur la gestion des extensions françaises, INDOM annonce son souhait d’œuvrer pour une libéralisation totale du .FR et pour un Whois unifié.
La pertinence du critère de territorialité était l’une des questions prépondérantes de cette consultation publique. Pour INDOM : "il est temps de l’ouvrir [le .FR] complètement, et d’y supprimer les systèmes complexes, véritables freins à son développement et gènes pour ses utilisateurs, comme le Whois à deux vitesses".
Si le potentiel du .FR n’est pas pleinement exploité, c’est dû en partie, selon INDOM, au maintien d’un critère devenu obsolète et illusoire.
Initialement instauré pour créer une "zone de confiance", ce critère a très vite perdu de son intérêt. Certains bureaux faisaient en effet office de prête-noms et permettaient à des sociétés ou particuliers étrangers d’enregistrer des .FR. Dès lors, pourquoi conserver ce critère si sa fonction n’est plus respectée ?
La gestion actuelle du Whois du .FR fait également état du même type de contradictions. Sous couvert de protection des données personnelles, les cybersquatteurs se trouvent doter d’un système efficace pour se protéger. De l’autre côté, les entreprises sont en proie aux abus d’utilisateurs indélicats profitant des données Whois pour les spammer ou encore tenter de les pirater.
"Le .FR serait mieux servi par un Whois unifié comme celui du .EU, qui reste protecteur des données personnelles tout en gardant la fonction d’information d’un Whois qui est primordiale pour la lutte contre la cybercriminalité" indique Stéphane Van Gelder, Directeur Général d'INDOM.
Neutralité du registre et processus d'accréditation
Pour INDOM, il est indispensable que le futur registre observe une stricte neutralité dans ses activités et s’engage à ne pas concurrencer son réseau de revendeurs. Le .FR est une ressource nationale et celle-ci doit être gérée par un organisme à but non lucratif dont la mission doit être très précisément définie.
Dès lors, il est important pour le registre de se concentrer sur la qualité de service de son extension. INDOM souhaite à cet effet qu'un véritable processus d’accréditation soit mis en place. L’intérêt serait double, d’une part assurer les compétences techniques et administratives d’un registrar, et d’autre part, rassurer les utilisateurs de la zone avec un « label » fiable, gage d'expérience et de qualité.
• Consultation publique sur les noms de domaine d’internet Initiée le 25 avril 2008 par le Ministère de l'Économie, la consultation publique portait sur les principales orientations relatives à la gestion des extensions françaises de l'internet, et sur les critères qui pourraient être pris en considération lors de la sélection des futurs offices d'enregistrement. En tant qu'acteur commercial du secteur, INDOM a le souhait de faire partager son point de vue. Les réponses seront prochainement publiées par le Ministère.