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Publié le lundi 3 mai 2010
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Cette semaine dans le blog de Stéphane Van Gelder

4 millions pour le lobbying noms de domaine

Dans ma tribune Journal du Net de la semaine, coup d'oeil sur les dépenses en matière de lobbying sur les noms de domaine aux USA.

A lire ici.

L'Icann donne son feu vert à 4 extensions non latines

Ils étaient les 4 premiers pays à sauter sur l'occasion d'ouvrir leur extension nationale en caractères non latins (IDN) : la Russie, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l'Egypte. Fort logiquement, ils sont donc les 4 premiers à passer avec succès les 3 étapes vers la création d'une extension de ce type.

Pour obtenir un IDN dans le cadre du programme de l'Icann, un candidat doit en effet 1) soumettre un dossier, 2) être validé techniquement et 3) être validé administrativement par le Conseil d'administration de l'Icann qui donnera son feu vert pour la "délégation" de l'extension en question, cette délégation étant l'acte qui permet d'inscrire l'extension dans la racine de l'Internet et donc de la rendre fonctionnelle sur le Web.

Les 4 candidats précités ont tous effectué l'ensemble de ces démarches. La dernière datant de la réunion du Conseil de l'Icann du 22 avril 2010. Les extensions suivantes vont donc être activées sur Internet : le рф (s'écrit xn--p1ai en version codée lisible par un ordinateur) ou .RF pour la Russie, le السعودية (xn--mgberp4a5d4ar) ou .AL-SAUDIAH pour l'Arabie Saoudite, le امارات (xn--mgbaam7a8h) ou .EMARAT pour les Emirats et le مصر (xn--wgbh1c ) ou .MISR pour l'Egypte.

Ces 4 extensions peuvent donc maintenant être lancées par leurs candidats respectifs. Certains sont d'ailleurs déjà en cours d'ouverture, comme le .RF. Les autres ouvriront vraisemblablement bientôt.

Comment faire coexister 2 extensions similaires ?

Si la question peut paraître abstraite pour un français, elle l'est beaucoup moins pour quelqu'un comme un chinois par exemple. Là, elle devient très concrète.

Car la Chine, qui souhaite participer au programme de création d'extensions nationales en caractères non latins de l'Icann (IDN fast track), a fort logiquement demandé un .CHINE dans les deux principaux alphabets du pays, le chinois simplifié et le chinois traditionnel. Taiwan a fait de même avec son nom de pays, là encore en chinois simplifié et traditionnel.

Lors de sa réunion du 22 avril dernier, le Conseil d'administration de l'Icann a considéré ces demandes à l'aune d'une étude réalisée par l'Icann sur la meilleure façon de synchroniser des extensions fortement similaires. Le résultat de cette étude indique qu'il n'y a pas encore de moyen technique fiable pour le permettre. Il faut donc gérée au cas par cas, avec le candidat concerné (en l'occurrence le CNNIC pour la Chine et le TWNIC pour Taiwan, les deux registres nationaux déjà gestionnaires des extensions .CN et .TW).

La Chine et Taiwan auront à priori le droit de gérer les 2 versions de leurs extensions IDN. Mais la problématique générale de la synchronisation d'extensions inquiète également les candidats aux nouveaux gTLDs. En effet, les règles actuelles du programme empêcheraient, par exemple, le gestionnaire du .COM de demander la même extension en caractères chinois. Un groupe de travail croisé GNSO et ccNSO (les deux entités de l'Icann respectivement en charge des politiques devant s'appliquer aux extensions génériques (gTLD) et nationales (ccTLD)) étudie d'ailleurs actuellement la question.

Côté gTLD, on espère donc que la solution technique à la synchronisation arrivera à temps pour permettre à un même candidat d'exploiter une même extension en plusieurs alphabets différents, un peu comme veulent le faire la Chine ou Taiwan avec leurs extensions nationales en caractères chinois. A suivre…
Posté par Stephane


Points essentiels de l'article


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Stéphane Van Gelder