L’Afrique de l’Est envisage la création de son extension régionale, le .EAC
La Communauté est-africaine (East African Community ou E.A.C.) réfléchit à la mise en oeuvre d’un domaine géographique de premier niveau, susceptible de servir les intérêts économiques de la région.
Discuté lors du 3ème forum est-africain sur la gouvernance d’Internet* qui s’est tenu du 11 au 13 août à Kampala (Ouganda), le projet s’inscrit dans une stratégie d’ensemble destinée à renforcer les ressources et la croissance d’Internet dans les 5 pays de l’E.A.C.
Selon Geoffrey Kayonga, directeur du "Sanvei Institute of Technology" de Kigali (Rwanda), cette extension permettra "une meilleure visibilité des produits de la région est-africaine et le développement des affaires à un niveau supérieur”.
Pour faire avancer le processus, un groupe de travail représentant les 5 pays de la Communauté est-africaine doit être constitué. Le groupe devra également travailler sur le renforcement des extensions géographiques (ccTLDs) de la région - .BI (Burundi), .KE (Kenya), .UG (Ouganda), .RW (Rwanda), .RZ (Tanzanie) - qui souffrent, notamment en Afrique, d’une rude concurrence des extensions internationales génériques (gTLDs), telles que le .COM, le .NET, le .BIZ...
En unifiant ainsi leurs stratégies, les pays de l’E.A.C. espèrent atteindre plus rapidement leurs objectifs de développement. Ils défendront leurs positions lors du 5ème forum mondial sur la gouvernance de l’Internet qui aura lieu à Vilnius (Lituanie) en septembre 2010.
La Communauté d’Afrique de l’Est (The East African Community, ou E.A.C.) est l’organisation régionale intergouvernementale des républiques du Burundi, du Kenya, de l’Ouganda, du Rwanda et de la Tanzanie. Son siège se trouve à Arusha, en Tanzanie.
Source : www.eac.int
L’E.A.C. représente une population estimée à 136 257 236 personnes. Le taux de pénétration Internet y est faible : 0,7 % au Burundi, 1,6 % en Tanzanie, 4,1 % au Rwanda, 9,6 % en Ouganda, 10 % au Kenya. Par comparaison, il est actuellement de 10,9 % pour l’ensemble de l’Afrique.
Source : www.internetworldstats.com (juin 2010)
L’I.G.F. (Internet Governance Forum), ou Forum sur la gouvernance de l’Internet, a été institué lors du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) de Tunis en 2005. Selon la définition du groupe de travail créé lors de ce sommet, on entend par "Gouvernance de l’Internet" l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé, et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’usage de l’Internet.
• L'objectif du projet : renforcer les ressources et la croissance d’Internet dans les 5 pays de l’E.A.C • Un groupe de travail représentant les 5 pays de la Communauté est-africaine doit être constitué • Le groupe devra également travailler sur le renforcement des extensions géographiques (ccTLDs) de la région. • Les pays de l’E.A.C défendront leurs positions lors du 5ème forum mondial sur la gouvernance de l’Internet qui aura lieu à Vilnius (Lituanie) en septembre 2010