Le projet de création d’une adresse Internet propre à la Flandre semble ne pas avoir fait long feu. Outre un contexte politique peu favorable, plusieurs raisons conduisent en effet le gouvernement flamand qui en avait eu l’idée à "remettre en cause" la légitimité du .VLA.
Révélée il y a environ 2 ans par le ministre président de la région flamande, Kris Peeters, l’idée d’une extension spécifique à la communauté flamande avait d’abord enthousiasmée. Manifestement un peu vite. Les résultats d’une étude destinée à en évaluer l’intérêt et réalisée auprès des professionnels du Web, des acteurs économiques et des citoyens sont édifiants : une quarantaine de questionnaires complétés seulement ! Le sujet ne semble vraiment pas captiver les Flamands.
Le mur de la réalité
Le gouvernement flamand est donc confronté à une implacable réalité. Selon le magazine Datanews, d’autres études indiquent en effet que le nom "Flandre ne représente pas grand-chose à l’échelle internationale". Si l’on ajoute le coût que représente la création d’une telle extension, l’investissement pourrait s’avérer bien élevé pour un piètre résultat. En outre, commandité par le gouvernement flamand, un tel projet pourrait être "considéré comme un premier pas dans la direction d’une Flandre indépendante". À six mois du lancement du programme des nouvelles extensions, prévu le 30 mai 2011, faut-il déjà considérer le .VLA comme une extension mort-née ?
A SAVOIR
Le suffixe .VLA correspond au nom flamand "Vlaanderen" qui signifie les Flandres.
Près de 58 % de la population belge vit dans la Région flamande, située au nord-ouest du pays.
En Belgique, les Régions et les Communautés ont des pouvoirs désignés et exclusifs. Dans le système fédéral belge, le gouvernement flamand est l’organe exécutif de la Communauté flamande et de la Région flamande.
Le commentaire de DomainesInfo
Le gouvernement flamand n’est pas seul à pouvoir prétendre à la création d’une telle extension et devra vite prendre une décision. En effet, d’une part, des organisations à but non lucratif peuvent soumettre leur propre dossier à l’Icann (l’autorité de régulation de l’Internet) comme l’a fait par exemple Fundació puntCAT pour l’extension catalane .CAT. D’autre part, alors que la Communitat Valenciana manifeste son intérêt pour l'extension .VAL, correspondant à la province espagnole de Valence, il existe un risque réel de confusion entre les 2 extensions .VLA et .VAL.
• Flandre ne représente pas grand-chose à l’échelle internationale. • Un tel projet pourrait être considéré comme un premier pas dans la direction d’une Flandre indépendante.