À quelques heures du top départ, DomainesInfo fait le point sur le programme de lancement des nouveaux gTLDS. Pour quoi faire, pour qui, pour quels projets, pour quand ?
Dès le 12 janvier et jusqu’au 12 avril, tout candidat à une extension personnalisée va pouvoir déposer sa demande auprès de l’ICANN, l’autorité de régulation de l’Internet, seule instance habilitée à attribuer les extensions sur le Web.
POUR QUOI FAIRE ?
S’il existe actuellement plus de 240 extensions nationales, comme les .BE, .FR, .UK… chacune incarnant le territoire virtuel d’un pays, il n’y a que 22 extensions génériques, au nombre desquelles les .COM, .NET, .INFO, .XXX… censées représenter un contenu précis : le commerce au .COM, l’information au .INFO, par exemple. Le programme qui s’ouvre, en permettant la création de nouvelles extensions génériques à contenu spécifique, devrait donc étendre, voire modifier profondément le paysage de l’Internet.
POUR QUI ?
Créer une extension Internet n’a rien à voir avec l’enregistrement d’un simple nom de domaine. Alors que celui-ci prend quelques secondes moyennant quelques euros par an, la création d’une extension est un projet stratégique. Il nécessite des moyens financiers importants (plusieurs centaines de milliers d’euros) et mobilise des équipes pendant plusieurs mois. Seuls les acteurs économiques capables de prouver qu’ils sauront exploiter dans la durée leur propre extension, tant sur les plans technique et administratif que financier, peuvent donc soumettre leur candidature à l’ICANN.
POUR QUELS PROJETS ?
Avec ce programme, l’ICANN offre dorénavant aux entreprises, marques internationales, communautés et autres entités intéressées, la possibilité de communiquer directement sous leur propre nom, dans la langue ou l’alphabet de leur choix. Certains ont manifesté très tôt leur intérêt et de nombreux projets sont déjà connus. Ils appartiennent à plusieurs catégories :
les extensions sectorielles et identaires, qui regroupent des projets tels que le .GAY, le .GREEN et le .POKER, mais aussi le .SPORT et le.MUSIC ;
les extensions régionales, qui défendent une culture et/ou une langue locale, comme le .EUS pour les basques (Euskadi) et le .AND pour l’Andalousie ;
les extensions géographiques, représentant soit des villes ou des provinces, comme le .PARIS, le .BCN (Barcelone) ou le .SAARLAND (un état d’Allemagne) ; soit des régions du monde, c’est le cas du projet .AFRICA ;
les extensions "corporate" (brand TLDs), pour les marques dont seules quelques-unes ont annoncé leur projet : le .CANON, le .UNICEF, le .MOTOROLA. Les autres sont restées muettes : un secret bien gardé qui pourrait réserver par la suite des surprises ! Ce programme est au service d’innovation et de l’esprit d’entreprise. A chacun de saisir ou non cette opportunité.
POUR QUAND ?
Du jeudi 12 janvier au jeudi 12 avril 2012 a lieu l’appel à candidatures. Pour tous ceux qui envisagent de postuler, mieux vaut ne pas attendre la dernière minute.
C’est entre fin 2012 et fin 2013 que les premières « nouvelles extensions » arriveront sur nos écrans.
Le commentaire de DomainesInfo Avant le 29 mars 2012, préalablement à tout dépôt de dossier, chaque postulant doit s’inscrire en ligne au système de demande d’extension ("TLD Application System" ou TAS), sur le site de l’ICANN dédié au programme
Fin avril 2012, les demandes déposées seront rendues publiques. Chaque candidat pourra suivre l’avancement de son dossier en consultant sur le même site l’onglet "Statut du Programme" ("Program Status"). Pour toute information complémentaire relative au dépôt d’une candidature, contactez votre conseiller INDOM au 01 48 01 83 60.