Les élections américaines se jouent aussi sur Internet
Avec 31 millions de "tweets", l’élection du 6 novembre 2012 devient "l’événement le plus twitté de l’histoire politique des États-Unis". Dans la course à la présidence, gagnée une nouvelle fois par Barack Obama, la bataille aura fait rage sur le Web, et notamment sur les réseaux sociaux. Mais on remarque également une percée des sites en .CO.
31,7 millions de "tweets" le 6 novembre ! C’est le dernier chiffre annoncé ce matin par Twitter qui déclarait déjà un peu plus tôt qu’"avec 20 millions de tweets, cette journée électorale devenait l’événement le plus twitté de l’histoire politique des États-Unis".
Si les candidats américains de 2012 se sont encore affrontés devant les caméras des télévisions, leurs électeurs ont en effet été de plus en plus nombreux à privilégier les informations en ligne et à y commenter les débats, notamment sur les réseaux sociaux. Quelques chiffres, cités par le Pew Research Center, confirment ces nouvelles habitudes. Ainsi, 30 % des électeurs inscrits auraient utilisé un réseau tel que Facebook ou Twitter pour inciter famille et amis à voter pour l’un ou l’autre des candidats, tandis que 22 % de ces mêmes électeurs y auraient fait connaître leur vote. Même les dons passent aujourd’hui par le Net et 10 % des donateurs utiliseraient dorénavant une application mobile pour verser leurs fonds. Mais on découvre aussi sur Internet d’autres initiatives susceptibles de mobiliser les électeurs.
LE .CO S’IMMISCE DANS LA CAMPAGNE AMÉRICAINE
Typographiquement très proche du .COM, accessible à tous, voire ludique puisqu’elle permet de jouer sur un mot, comme "sirocco" ou "Mexico", l’extension colombienne .CO s’est en effet immiscée dans la campagne présidentielle américaine. Exemple avec deux sites .CO consacrés à ces élections.
Le premier, Fantasypolitics.co, véritable jeu en ligne, gratuit ou payant selon le niveau de participation, propose à ses visiteurs de constituer une équipe de politiciens et de personnalités politiques et de gagner des points en suivant leurs actions dans la vie réelle.
Le second, Twosides.co, s’entend davantage comme une plate-forme où s’informer et débattre des enjeux politiques en présence. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi comparer leur propre avis à celui des candidats sur ces mêmes enjeux. Créé par deux jeunes diplômés d’UCLA (Université de Californie à Los Angeles), il témoigne de l’intérêt que manifestent les 18-34 ans, mais aussi les passionnés des nouvelles technologies ("geeks") à l’extension .CO.
Véritable alternative au .COM, aujourd’hui quasi saturé, l’extension .CO, déjà adoptée par de nombreuses marques, Amazon avec A.CO ou Twitter avec son raccourcisseur d’adresses T.CO, par exemple, offre de réelles opportunités. C’est en outre l’extension dont le prix de vente moyen sur le second marché des noms de domaine se situe juste derrière celui du .COM.