Un nom de domaine Harry Potter prisonnier d'un fan
Après Microsoft, c'est Harry Potter qui est le nouveau terrain de bataille d'un ado contre une World Company… Warner Brothers tente en effet de récupérer harry-potterfanclub.com, déposé en 2000 par un jeune gallois.
Les studios de cinéma vont-ils jusqu'à inclure les litiges de noms de domaine dans les campagnes promotionnelles de leurs films ? En prenant connaissance du cas harry-potterfanclub.com, on peut se poser la question. Cela fait en effet deux ans que l'américain Warner Brothers, détenteur des droits cinématographiques sur Harry Potter, tente de récupérer le nom de domaine. Une histoire qui devient pourtant publique aujourd'hui, alors que sort le troisième volet des aventures du jeune magicien : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. Une pure coïncidence, sans doute…
Encore un David…
Le litige en lui-même oppose le studio hollywoodien à un adolescent gallois, Owen Rickards. On tient donc là une nouvelle histoire à la David contre Goliath comme celle de Mike Rowe contre Microsoft (voir lien de l'article).
D'après le journal britannique The Western Mail, le jeune Rickards (15 ans) aurait été contacté par la Warner peu de temps après avoir ouvert un site Internet dédié à Harry Potter, en 2001. "Ils ont essayé de me convaincre de leur transférer le nom en me proposant de me rembourser les frais d'enregistrement," explique Owen Rickards.
Les échanges de courrier entre la Warner et Owen Rickards datent de 2002. Depuis, le fan de Harry Potter n'a plus osé exploiter son site. "J'ai bien essayé de relancer la Warner depuis," indique Owen Rickards, "mais en guise de réponse, je n'ai reçu qu'un document de transfert sur lequel était inscrit la mention 'signez ici'. J'avais 12 ans quand j'ai enregistré le nom. J'ai du économiser pour me le payer et je n'ai pas envie de simplement le 'lâcher' parce que ça ne semble pas juste."
Pour l'instant la Warner, qui ne souhaite peut être pas trop passer pour le grand méchant loup face à la clientèle cible des films de Harry Potter, se contente de voir le nom de domaine rester inexploité.