Fragiles réseaux de télécom : Les faiblesses de la centralisation
Les serveurs de routage - ou de localisation - à l'origine de la panne qui a touché Bouygues Telecom, les 17 et 18 novembre, peuvent être comparés aux serveurs de noms de domaine ( Domain Name Server, ou DNS), qui assurent le bon fonctionnement de la Toile.
Ces machines stockent les correspondances entre l'adresse d'un site, par exemple (http ://www.lemonde.fr), et l'adresse IP (195.3.81.255) de la machine qui héberge physiquement le site en question.
Lorsque l'adresse d'un site est appelée par un navigateur, c'est la connexion (automatique) à un DNS qui permet d'aiguiller la requête vers le site recherché. Cependant, alors que les opérateurs de téléphonie mobile utilisent en général un serveur de routage central, le fonctionnement du Web est très décentralisé.
Les DNS dits primaires, au nombre de 13, sont répartis dans plusieurs pays. Ils sont régulièrement copiés par un grand nombre de DNS dits secondaires, largement répartis sur les cinq continents. Ce fonctionnement décentralisé rend très peu probable l'hypothèse d'une « panne » générale du Net.