Un gang de spammers rattrapé par la justice américaine
L'état de Massachusetts vient d'utiliser la loi anti-spam américaine pour tenter de mettre fin aux activités de sept spammers soupçonnés d'être à l'origine des centaines de millions de spam.
Tom Reilly, le procureur général du Massachusetts, s'attaque aux spammers en masse
Leo Kuvayev, Vladislav Khokholkov, Anna Orlova, Pavel Tkachuk, Michelle Marco, Dennis Nartikoev et Pavel Yashin. Leurs noms trahissent leurs origines slaves mais ces sept spammers opéraient bien à partir des Etats-Unis jusqu'à l'action commune menée contre eux par Microsoft et le procureur général du Massachusetts, Tom Reilly.
L'enquête, initiée par l'état du Massachusetts, a été soutenue par le géant de l'informatique. En utilisant des comptes emails piégés, Microsoft a en effet pu recueillir plus de 45 000 spams envoyés par le gang entre le 12 juin et le 4 juillet 2004. L'étude de ces messages a permis aux enquêteurs d'identifier les spammers et le 11 mai dernier, les services de Tom Reilly portaient plainte contre eux.
Des noms de domaine réservés partout
Les enquêteurs ont pu établir que le gang change sans arrêt de noms de domaine et pointent ces derniers vers des sites différents à chaque fois. Ils ont en effet réservés des noms à Monaco, en Australie et en France. Ils opèrent en Russie mais utilisent également des serveurs situés en Chine, en Corée, au Brésil et à Taiwan.
Le gang serait mené par Kuvayev. Ce dernier, surnommé Bad Cow, figure dans la liste des 200 plus gros spammers du monde. Les messages envoyés par son gang donnent dans le spam le plus classique : faux médicaments, pornographie, logiciels pirates ou encore propositions de prêts immobiliers bidons.
La plainte a été déposée dans le Massachusetts car Kuvayev y est domicilié, tout comme les deux sociétés, 2K Services et Ecash Pay, utilisées par son gang. Les américains ne savent pas où se trouve Kuvayev actuellement - il serait en Russie - mais la plainte leur a permis de fermer un grand nombre des sites Internet du gang ainsi que leurs deux sociétés.
S'ils sont retrouvés et punis par la justice américaine, les sept spammers risque une peine maximum de 5 ans de prison et 6 millions de dollars d'amende.