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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Thomas SERTILLANGES Par Thomas SERTILLANGES
thomas.sertillanges@domainesinfo.fr
Actualité
Publié le mardi 5 juillet 2005
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Le .XXX et le .TRAVEL vedettes d'EGENI 2005


Les 4e Etats Généraux Européens du Nommage sur Internet ont abordé les noms de domaine au travers d'ateliers dédiés, dont un animé par DomainesInfo.fr.

 


L'atelier Noms de domaine : Régulation ou libéralisation a permis de mieux découvrir les .XXX et .TRAVEL.
"Noms de domaine : Régulation ou libéralisation." Un titre évocateur pour un atelier qui a, pour mieux les comparer, opposé deux modèles d'extensions. Face à l’ouverture annoncée de plusieurs nouvelles extensions, du .EU au .XXX, le sujet intéresse et suscite des interrogations.

Réunis autour de Stéphane Van Gelder, notre rédacteur en chef, les quatre intervenants représentaient tous des courants bien distincts. D'un côté Désirée Miloshevic, porte-parole du .INFO et donc d'une extension libre à vocation grand public. De l'autre, deux représentants de nouvelles extensions dites "sponsorisées", c'est-à-dire conçues pour une communauté ou un secteur bien spécifique. Le président de ICM Registry Stuart Lawley était là pour le déjà controversé .XXX. Ron Andruff, PDG de Tralliance, était venu parler du .TRAVEL.

Afin d'ancrer leurs propos dans le quotidien de l'utilisateur de noms de domaine, Chantal Lebrument, la responsable Internet du groupe Safran récemment né de la fusion entre Snecma et Sagem, était également présente.

Le .XXX, un label de qualité

Stuart Lawley présentait l’ouverture du .XXX comme une garantie de protection des enfants et répondait assez habilement à la question que beaucoup se posent : comment convaincre les gestionnaires de sites pornographiques de préférer le .XXX au .COM ? "Ces gens ont actuellement un gros problème de confiance," expliquait-il. "Leur clientèle ne sait jamais vraiment qui se cache derrière leurs sites et n'ose donc pas payer en ligne. Le .XXX sera une zone contrôlée. Les Internautes auront donc la certitude que les sites qu'ils y trouvent sont fiables. Ce sera comme un label de qualité pour l'industrie pornographique."

Redonner aux extensions leur sens d'origine

Desiree Miloshevic militait pour que les extensions conservent une grande accessibilité, tout en souhaitant qu'elles retrouvent leur sens d’origine. En d’autres termes, que le .INFO reste une extension répondant au seul principe du premier arrivé, premier servi mais, par une sorte de régulation naturelle, que cette extension devienne porteuse d’une image d’information. Par opposition à des extensions qui devraient restées marquées par leur caractère de commerce (.COM) ou d’organisation (.ORG).

Le .TRAVEL ouvert

Ron Andruff avouait partager ce souhait de voir les extensions participer à une meilleure lisibilité et compréhension des adresses sur Internet. Sans toutefois forcément adhérer au principe du premier arrivé premier servi pour, justement, permettre à son extension de prendre toute sa place sur Internet en poussant l'industrie du voyage à s'y retrouver. Il espère voir les compagnies aériennes, hôtels, voyagistes et autres loueurs de voiture intégrer le .TRAVEL du fait de leur faible représentation sur les extensions génériques comme le .COM. "Comme un Internaute ne peut vraiment savoir ce que contient un site en .COM, notre industrie s'y est finalement très peu développée," expliquait-il. "C'est une statistique qui surprend toujours, mais moins de 10% de cette industrie propose un réel contenu sur Internet. Or le .TRAVEL a le potentiel d'attirer plus de 90% du secteur."

Une part de l'attrait de l'extension serait la simplification du travail de recherche pour l'Internaute. Ron Andruff voit également là une justification forte pour les extensions sponsorisées. Ainsi le .TRAVEL proposera un système de recherche avancée permettant, par exemple, en tapant "hôtel piscine Martinique" d'obtenir des réponses réellement pertinentes au lieu, comme c'est le cas d'une interrogation dans un moteur de recherche classique, d'une foultitude de résultats sur les hôtels, les piscines et la Martinique sans pour autant relier les trois critères.

Ron Andruff a terminé en faisant part de sa joie puisque le 1e juillet 2005, jour de l'atelier, était également le jour du départ de la phase de pré authentification des demandes en .TRAVEL. C'est la première partie d'un processus d'ouverture qui s'achèvera le 1e septembre 2005 avec une ouverture partielle sur certains sites et en décembre avec une mise en service complète de l'extension.

Et l'utilisateur dans tout ça ?

Grâce à Safran, l'atelier a pu passer de la théorie développée par les intervenants susmentionnés à la pratique. Chantal Lebrument a ainsi confié que "le nom du groupe s’est construit autour du nom de domaine. Safran a ouvert des sites dans tous les pays où l’entreprise à des intérêts mais attention, il ne s’agit pas de se contenter d’attribuer au site rédigé en langue anglaise une adresse avec une extension nationale. Une vraie présence exige que le site soit dans la langue locale."

"Là, les difficultés se multiplient, avec les différences dans les alphabets, par exemple en russe, en arabe, ou bien encore en chinois : il existe dans cette langue 18 graphies différentes pour écrire Safran, dont 5 sont des insultes ! Internet, c’est la vie de tous les jours dans tous les pays du monde, le nom, donc l’adresse, doit correspondre à une réalité."


C’est au nom de cette réalité que Chantal Lebrument construit la politique de nommage de Safran. "Je ne dépose pas tout partout," a-t-elle révélé. "Je recherche une véritable adéquation entre l’adresse et le contenu. Nous l’avons vu pour les extensions nationales, et il en est de même pour les génériques. Si le .BIZ n’a aucun intérêt pour nous, le .INFO porte une réelle valeur ajoutée : toutes nos lettres d’informations sont sur cette extension."



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