Un accord a finalement été trouvé quelques minutes avant le début officiel du sommet de Tunis. S'agit-il d'une avancée réelle, ou d'un statut quo ?
Point clef de l'accord, la création d'un forum de la gouvernance Internet (FGI). Les délégués ont travaillé jusqu'aux environs de minuit pour trouver un terrain d'entente et ainsi pouvoir accoucher du texte d'accord juste avant le début officiel de la deuxième phase du SMSI, programmée jusqu'au 18 novembre à Tunis.
L'accord reconnaît le besoin de faire jouer un rôle égal à tous les gouvernements de la planète en ce qui concerne la gouvernance de l'Internet et promet une coopération renforcée entre les différentes organisations impliquées dans cette gouvernance.
A première lecture, cet accord ne semble rien changer. D'ailleurs, dès la sortie du texte, les USA ont pointé du doigt son vide apparent. "Il n'y a rien dans cet accord qui n'était pas déjà là auparavant," a fustigé l'ambassadeur David Gross, chef de la délégation américaine.
Voilà qui ne semble pas être l'avis de tous. Pour les délégués présents, l'accord va permettre de réellement changer la façon dont l'Internet est gouverné… et il permet déjà aux USA de sauver la face.