"Même si cette proposition est la 'meilleure et la dernière faite' par Verisign, elle ne doit pas être la dernière faite par l'ICANN," ont indiqué quelques uns des grands registrars accrédités ICANN dans un courrier envoyé au président du conseil d'administration, Vint Cerf.
Ces registrars, qui affirment gérer collectivement environ 25 millions de .COM – soit 57 % de l'extension, ont deux principaux griefs. Le premier porte sur le droit accordé à Verisign d'augmenter ses tarifs sans justification.
Même si la portée de cette augmentation a été diminuée dans la deuxième proposition d'accord, les registrars redoutent les effets d'une augmentation de tarifs alors que les prix devraient en fait baisser pour cette mine d'or que représente la plus populaire des extensions Internet pour Verisign. "L'an dernier, pour gagner le nouveau contrat de gestion du .NET, même Verisign a accepté une baisse de tarif de 40%," soulignent les registrars.
L'autre point d'inquiétude est la reconduction tacite et sans négociation possible du contrat de gestion du .COM. Les registrars rappellent l'un des principes fondateurs de l'ICANN : encourager la libre concurrence. Et de suggérer qu'accorder un monopole à Verisign sur le .COM est une manière assez bizarre de promouvoir ce principe…
L'ICANN n'a pas encore officiellement répondu au courrier des registrars. En présentant la deuxième proposition d'accord, le régulateur avait annoncé que son conseil d'administration ne se prononcerait pas avant la fin de la période d'appel à commentaires, prévue le 20 février.