Un nouveau type de fraude semble se développer. Des noms typosquattants sont enregistrés en usurpant l'identité de tiers. Résultat, le tiers peut se voir mis en cause par l'entité typosquattée !
Plusieurs cas ont été rapportés à la rédaction de www.DomainesInfo.fr ces dernières semaines. Des noms relevant du typosquatting caractérisé, c'est-à-dire imitant des noms de sociétés ou de produits notoires pour profiter d'éventuelles fautes de frappes d'Internautes, sont enregistrés.
Jusque là, rien de très nouveau.
Seulement ici, le ou les noms en question sont enregistrés avec un propriétaire factice. Une autre société à dimension internationale par exemple. Résultat, la simple lecture de la fiche Whois laisse à penser que l'acte de typosquatting a été perpétré par la société en question !
Exemple. Un petit malin souhaitant nuire à Microsoft pourrait enregistrer un nom comme goooggle.com en inscrivant Bill Gates comme propriétaire.
Pas de vérification d'identité lors de l'enregistrement d'un nom
Comment cela est-il possible ? Ces enregistrements sont effectués auprès de registrars utilisant des processus de commande entièrement automatiques, sans vérification humaine, avec paiement par carte de crédit. Rien n'empêche alors le typosquatteur d'inscrire des données fantaisistes en propriétaire du nom.
Attention, les extensions génériques de type .COM ne sont pas les seules visées. L'usurpation de propriétaire est également possible sur des extensions où l'enregistrement est soumis à des contrôles, comme le .FR. Ainsi, dans un cas signalé à www.DomainesInfo.fr, c'est le RCS d'une grande société française qui avait été utilisé pour déposer des noms litigieux en .FR !
Agir et surveiller
Quel recours ? Si vous êtes victime d'une action de ce type, contactez immédiatement le bureau d'enregistrement auprès duquel les noms ont été déposés. Dans tous les cas signalés à www.DomainesInfo.fr, les bureaux d'enregistrement ont immédiatement réagi en supprimant les noms. Du reste, comme vous êtes le propriétaire inscrit sur les noms, le registrar en question ne peut qu'accepter votre demande de suppression.
Ensuite, une requête auprès du registrar pour obtenir les données financières de la transaction pourra vous permettre de retrouver le coupable, mais cela passe obligatoirement par une action juridique.