Des extensions Internet en caractères non latins : de quoi s'agit-il ?
De nouvelles extensions sont apparues depuis le 5 mai 2010 et sont d'un tout autre genre : elles utilisent des alphabets différents de l'écriture latine que nous utilisons quotidiennement.
Pour bien comprendre de quoi il s'agit, décomposons le nom de domaine www.indom.com" :
".COM" est un "domaine" de l'Internet. En effet, l'Internet est composé de multiples espaces de nommage que l'on appelle "domaines" ou plus communément "extensions". Ainsi, le .COM, tout comme le .FR, sont des domaines.
"indom" est un nom créé sur le domaine .COM. C'est la raison pour laquelle on parle de "nom de domaine".
"www" veut dire "World Wide Web" : l'Internet est constitué d'un vaste réseau de serveurs interconnectés entre eux à l'échelle mondiale donnant accès à une masse considérable d'informations. Parmi les nombreuses applications de l'Internet, il en est une qui a pris le pas sur toutes les autres : le World Wide Web. En saisissant www, on indique au navigateur qu'il va trouver le nom de domaine sur la toile.
L'utilisateur doit donc saisir un nom de domaine dans son navigateur pour accéder au site Internet. Cela semble évident pour des internautes parlant une langue latine, ça l'est beaucoup moins lorsque l'utilisateur parle et écrit en langue Arabe, Chinoise ou Cyrillique.
Une première évolution a été de permettre l'enregistrement de noms en caractères non latins. Ainsi, il est possible d'enregistrer des noms tels que مصر.com. Cependant, comme nous pouvons le voir dans cet exemple, seul le nom est traduit, l'espace de nommage .COM reste en caractères latins.
Le 5 mai dernier, 4 extensions en caractères non latin ont été créées:
le مصر. (.EGYPT), le السعودية. (.ALSAUDIAH), le امارات. (.EMARAT) et le .рф (.RF pour Russian Federation). Ainsi, le premier nom de domaine en caractères entièrement égyptiens à vu le jour : http://موقع.وزارة-الاتصالات.مصر
L'Egypte, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes-Unis et la Russie disposent aujourd'hui de leur propre espace de nommage dans leur langue natale et peuvent désormais enregistrer des noms de domaine dans leur propre alphabet respectif. En tout, 21 pays ont manifesté leur intention de créer leur extension en caractères non latin, ce qui représente 11 langues différentes.