La mobilisation de la lutte contre la contrefaçon en ligne
Une lutte efficace nécessite une coordination de l’ensemble des entités publiques et privées aux niveaux international, régional et national. Cet article a vocation à exposer une brève présentation des acteurs de la lutte contre la contrefaçon.
La lutte contre la contrefaçon mobilise de nombreuses entités publiques et privées qui, au niveau local comme international, organisent leurs actions et échangent les informations sans lesquelles les actions isolées de chacun se révèleraient inefficaces.
1. La mobilisation au niveau international
De nombreuses entités internationales sont impliquées dans la lutte contre la contrefaçon. Certaines y consacrent leur objet et leurs activités tandis que d’autres y sont contraintes pour des raisons commerciales ou de santé publique.
Au-delà des associations et organisations internationales, certains Etats organisent une coopération bilatérale. C’est le cas de la France avec notamment la Chine, le Brésil et la Tunisie [1]. A titre d’exemple, un premier accord franco-chinois de coopération est né à Pékin le 7 juillet 2009 entre le Comité National Anti-Contrefaçon (CNAC) et l'Administration chinoise en charge de l'industrie et du commerce [2].
Le gouvernement français, soucieux du respect des droits de propriété intellectuelle, est fortement impliqué dans la lutte contre la contrefaçon. Nous rappellerons par exemple les efforts de "Cyberdouane", organe rattaché à la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières ainsi que la Brigade Centrale pour la Répression de la Contrefaçon Industrielle et Artistique (BRCIA). L’office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) est également impliqué, s’agissant spécialement de la contrefaçon en ligne.
Par ailleurs, la création du Comité National Anti-Contrefaçon revient à l’Etat français. Le CNAC a notamment pour mission de sensibiliser l’opinion publique aux effets de la contrefaçon. Le CNAC a été suivi en ce sens par l’institut fédéral de la propriété intellectuelle en Suisse qui, à son tour, a lancé une campagne intitulée Stop Piracy.
Ces entités sont conscientes des enjeux liés à la contrefaçon sur l’Internet et œuvrent, en collaboration étroite avec les autorités publiques.
Pour aller plus loin :
[1] Comité National Anti-Contrefaçon, Bilan des actions de lutte anti-contrefaçon menées par les partenaires publics et privés du CNAC en 2009-2010, p. 17.
[2] Comité National Anti-Contrefaçon, Bilan des actions de lutte anti-contrefaçon menées par les partenaires publics et privés du CNAC en 2009-2010, p. 18.