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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Sébastien BACHOLLET Par Sébastien BACHOLLET
Chronique
Publiée le mercredi 29 mars 2006
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La chronique de Wellington - III


La première réunion ICANN de l'année 2006 c'est cette semaine à Wellington, en Nouvelle Zélande. Présent à cette réunion aux antipodes, Sébastien Bachollet, président de l'Internet SOCiety France, nous en raconte les points forts.

Episode III : Un voyage dans le Pacifique

Les réunions ICANN sont aussi l'occasion de découvrir les régions du monde du nommage sur Internet. A Wellington, les responsables des ccTLDs sont réunis depuis samedi. D’abord dans le cadre de l’organisation régionale d’Asie Pacifique (APTLD), puis lors d'une réunion ouverte à tous les ccTLDs (wwwTLD) et finalement dans le cadre du ccNSO. Le ccNSO est l’organisation de support du conseil d’administration de l’ICANN à laquelle les responsables des ccTLD peuvent adhérer pour participer au processus de discussion et élire des représentants au conseil du ccNSO (3 par région) et au conseil d'administration de l’ICANN (2 postes).

A la réunion de l’APTLD chacun des responsables de ccTLDs avait la possibilité de présenter en cinq minutes la situation de son organisation. Tour d'horizon des extensions nationales de la région.

Tokelau (.TK), à 2 jours du premier aéroport !

L’une des extensions géographiquement proches de la Nouvelle Zélande les plus intéressantes, peut-être parce que très différente (exotique ?), est le .TK. C’est le ccTLD de Tokelau qui est une petite île formée de trois atolls avec près de 1 500 habitants à 42 heures de bateau du premier aéroport.

C’est Dot TK une filiale du gouvernement de Tokelau, son entreprise de communication Teletok et de Taloha Inc, une société basée à San Francisco (USA) avec une filiale à Amsterdam, aux Pays-Bas qui gère le .TK jusqu’en 2014. Il distribue actuellement gratuitement les noms de domaine en .TK avec une seule obligation : utiliser le nom !

Certains noms qui ont déjà un grand succès dans d’autres extensions sont quand même facturés un prix dérisoire (25 dollars US) et même pour les noms gratuits, vous pouvez soutenir le développement de l’Internet de Tokelau en payant une contribution de 9,95 dollars US par an.

L’objectif de Dot TK est d’enregistrer le plus de noms possible pour devenir une marque reconnue et profitable tout en aidant les habitants de Tokelau.

Samoa (.WS), l'extension des sites web.

Ce sont 4 îles à 4 heures d’avion de la Nouvelle Zélande, 180 000 habitants, le satellite pour les connexions Internet et le .WS. Il est géré depuis 1999 par une compagnie locale. Elle a signé un accord avec une entreprise américaine pour vendre le .WS dans les pays développés sur le thème votre site web (WebSite en anglais) pour la vie.

L’éclatement de la bulle Internet est passée par là et il reste peu des 100 000 noms vendus la première année (mais pas de chiffre officiel). Dans le pays un peu moins de 500 noms de domaine ont été enregistrés.

Nouvelle Zélande (.NZ), une gestion à plusieurs niveaux.

La gestion du .NZ relève d’une organisation assez complexe. La responsabilité du registre est assurée par InternetNZ qui a en son sein un comité de suivi des opérations (NZOC) et un bureau opérationnel du Commissaire au nom de domaine (DNC). Une filiale (NZRS) assure la gestion technique du registre.

Le Commissaire a en charge d’autoriser les registrars, de vérifier que les procédures sont en phase avec les décisions politiques, de développer tant les orientations politiques que les procédures sous la supervision du NZOC, de prendre en charge les plaintes concernant les opérations, de protéger les droits et les relations entre tous les acteurs, vérifier les performances de la filiale NZRS et de convoquer le comité de concertation des registrars – il y en a une cinquantaine accréditée à ce jour.

Les 4 premiers ont distribué plus de 50% des noms de domaine, les 4 suivants près de 20% et les 48 autres un peu plus de 30%. Le DNC assure la surveillance des registrars suite à des plaintes ou de sa propre initiative, 3 ont ainsi été suspendus. Enfin le .NZ va mettre en place un service de résolution des conflits sur la base de celui existant chez Nominet le gérant du .CO.UK. Un panel d’experts sera créé et formé pour assurer une certaine cohérence des décisions. Plus de 220 000 noms de domaine sont enregistrés à ce jour.




Points essentiels de l'article


•  Mieux comprendre
Les définitions de DomainesInfo.fr : ccTLD

•  Mieux comprendre
Les définitions de DomainesInfo.fr : registrar


 

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