Depuis plusieurs années, la question de la gouvernance de l'Internet fait l'objet d'importantes discussions, à tel point qu'une place importante lui est consacrée dans le cadre du Sommet Mondial pour la Société de l'Information (SMSI).
A cette occasion, un Groupe de Travail sur la Gouvernance de l'Internet (GTGI ou Working Group on Internet Governance) a été mis en place par le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies.
Mais alors que la seconde phase du SMSI (celle de Genève) s'est achevée, aucun consensus n'a pu être trouvé autour de cette épineuse question de la gouvernance.
Dans son Rapport final du 1er août 2005, le GTGI a proposé la mise en place d'un Forum mondial sur la gouvernance de l'Internet.
Dans ce contexte, il a été décidé de prolonger ces travaux et discussions dans le cadre d'un forum appelé "Forum sur la Gouvernance de l'Internet", lequel se déroule en concertation étroite avec l'ONU selon les exigences de démocratie et de transparence. Il doit, en principe, se réunir régulièrement pour faire le bilan des points de réflexion en cours.
Dans un acte adopté le 18 novembre 2005 à Tunis (intitulé "Agenda de Tunis pour la Société de l'Information"), le Secrétaire général de l'ONU est invité :
"à réunir, selon une approche ouverte et non exclusive, d'ici au deuxième trimestre de 2006, un nouveau forum destiné à établir entre les multiples parties prenantes un dialogue sur les politiques à suivre qui, sous le nom de Forum sur la gouvernance de l'Internet, aura pour mandat [notamment] :
a) de traiter les questions de politique publique relatives aux principaux éléments de la gouvernance de l'Internet afin de contribuer à la viabilité, à la robustesse, à la sécurité, à la stabilité et au développement de l'Internet ;
(...)
f) de renforcer et d'accroître l'engagement des parties prenantes, en particulier celui des pays en développement, dans les mécanismes de gouvernance de l'Internet existants et/ou futurs ;
(...)
h) de contribuer au renforcement des capacités en matière de gouvernance de l'Internet dans les pays en développement, en s'appuyant pleinement sur les sources de savoir et de compétences locales ;
i) de promouvoir la prise en compte des principes du SMSI dans les mécanismes de gouvernance de l'Internet et de l'évaluer régulièrement ;
j) de traiter notamment les questions relatives aux ressources fondamentales de l'Internet ;
k) d'aider à trouver les solutions aux problèmes découlant de l'utilisation et de la mauvaise utilisation de l'Internet, qui préoccupent particulièrement l'usager ordinaire