abonnement 99 € Lettre gratuite  Sur votre site  RSS
Accès abonnéMot de passe oublié ?

  Actualité Cahier juridique English version  


Par Yoann HEBERT Par Yoann HEBERT
yoann.hebert@indom.com
Dossier
Publié le mercredi 11 octobre 2006
Imprimer le dossierEnvoyer le dossier

Pharming : encore plus dangereux que le phishing !


De nouvelles techniques de piratage, toujours plus sophistiquées, voient régulièrement le jour. Point sur l’une d’entre elles, le pharming, et sur les moyens de s’en protéger.

 
Objectif : tromper l’internaute !

L’objectif du pharming est le même que celui du phishing : induire l’internaute en erreur et l’amener sur un site contrefait. Pour cela, les pirates informatiques créent une copie d’un site officiel, comme celui d’une banque par exemple. En y accédant, l’internaute saisit en toute confiance ses identifiants de connexions qui sont ensuite utilisés à mauvais escient par les pirates ! Reste à attirer le maximum d’internautes sur ce site parallèle. Pour cela, la technique du phishing consiste à utiliser des adresses proches de celles du site officiel dans des campagnes de SPAM. Exemple : www.ambanque.fr au lieu de www.mabanque.fr...

L’industrialisation du piratage

Le pharming va encore plus loin : la technique consiste à s’attaquer directement à la résolution DNS. L’internaute tape correctement l’adresse du site d’origine dans son navigateur (www.mabanque.fr) mais l’adresse IP associée est piratée et il accède finalement au site contrefait. Pour réaliser ce tour de force, les pirates disposent de plusieurs modes d’attaque :
  • La manipulation du cache DNS de l’internaute. Chaque ordinateur gère un cache (ndr : une mémoire) des résolutions DNS qu’il a déjà effectuées afin d’accélérer les résolutions suivantes similaires. Un virus ou un cheval de Troie peut pirater ce cache et ainsi modifier artificiellement l’adresse IP associée à un site pour l’utilisateur infecté. De part la vulnérabilité de nombreux postes informatiques, ce type d’attaque est le plus simple à mettre en œuvre ;
  • La manipulation d’un serveur DNS d’un FAI. Ce type d’attaque est plus efficace mais plus difficile à mettre en œuvre. Il consiste à insérer un enregistrement DNS frauduleux directement sur le serveur DNS d’un fournisseur d’accès à Internet. Tous les clients de ce FAI utilisant ce serveur seront alors affectés par l’attaque ;
  • La manipulation d’un serveur DNS autoritaire. Cette attaque est identique à la précédente mais concerne directement un serveur DNS autoritaire pour le nom de domaine visé. Elle est ainsi la plus dévastatrice car chaque internaute souhaitant accéder au site contrefait sera affecté.

Comment se protéger ?

Le Pharming est beaucoup plus difficile à détecter que le phishing : l’url affichée est valide ! Le seul moyen de protection réside dans la prévention :
  • prévention de l’internaute, par la protection de son PC (antivirus, firewall) et par le choix d’un FAI reconnu et fiable ;
  • prévention du gestionnaire du site, par le choix d’un prestataire de noms de domaine professionnel, et capable de garantir une sécurité maximale sur ses serveurs DNS autoritaires.



Lien(s) du dossier :

Protégez-vous ! Profitez des conseils des experts techniques d'INDOM.

Lire notre précédent dossier technique : Le serveur DNS, clé de voute d’Internet.

Recherche sur le site






  Tous les articles
  Extensions de A à Z
  Interviews
  Chroniques
  Dossiers
  Définitions

  A propos de nous
  Nous contacter

Requiert un paiement  = requiert un paiement ou un abonnement payant


DomainesInfo
est une publication
de NetNames,
Société par actions simplifiée au capital
de 420 756 €
124-126, rue de Provence
75008 Paris

Directeur de la publication :
Gary McIlraith

Rédacteur en chef :
Raphaël Tessier