Le compte-rendu de cette réunion montre qu'il s'agit toujours d'un dossier miné. Ainsi les représentants gouvernementaux participants à la réunion et rattachés au GAC ont-ils souligné l'incompréhension générée par la récente annonce d'une reprise des négociations sur le .XXX.
"Un certain nombre de nos membres pensaient que le Conseil avait tranché cette question une fois pour toute en mai 2006,"a confié Sharil Tarmizi, le président du GAC. "Pourquoi ce dossier refait-il surface ?"
Paul Twomey, le PDG de l'ICANN, a été contraint de revenir sur une notion qui, depuis l'annonce de nouvelles discussions en cours sur le .XXX, a été considérée comme floue par certains observateurs de l'ICANN. "La décision prise par le Conseil le 10 mai 2006 portait sur le contrat de registre," a-t-il martelé. "Ce n'était pas un rejet de la candidature de ICM."
Entre le marteau et l'enclume.
Les gouvernements regroupés au sein du GAC ne sont visiblement pas prêts à avaler la pilule .XXX. Voilà qui risque fort de poser de gros problèmes à un ICANN coincé entre le marteau du GAC et l'enclume d'un ICM Registry prêt à se battre jusqu'au bout pour obtenir gain de cause. Le registre se considère en effet floué sur ce dossier qui avait été accepté une première fois avant que les gouvernements ne se rendent soudainement compte, très tardivement, de la possible création d'une extension .XXX et ne forcent l'ICANN à faire machine arrière.
Sachant qu'une consultation publique est toujours en cours suite à la publication par l'ICANN de la nouvelle proposition de contrat, et ce jusqu'au 5 février prochain, le Conseil a pour l'instant botté en touche en décidant de remettre le .XXX à l'ordre du jour de sa prochaine réunion, programmée le 12 février 2007…