.UM (Iles Mineures Eloignées des Etats-Unis) Une extension disparaît
Lors de sa dernière réunion, le Conseil d'administration de l'ICANN a décidé de supprimer l'extension .UM, qui n'était plus utilisée.
Fin 2006, l'ICANN se posait la question de la suppression éventuelle des extensions devenues obsolètes. Depuis, cette question, plus celle plus large de la concordance entre la liste ISO des codes pays et les codes des extensions Internet nationales fait rage dans les milieux spécialisés du nommage.
Certains sont en effet opposés à l'idée d'une telle suppression. Ainsi l'AFNIC a récemment posté un avis officiel sur le forum de l'ICANN. "L'AFNIC pense qu'il n'y a pas d'urgence à supprimer les codes ISO non utilisés, surtout s'ils sont toujours actifs (sur Internet)," y indique ainsi Olivier Guillard de l'AFNIC. "Ils ne menacent pas la sécurité et la stabilité de l'Internet."
Les pays existent, mais leurs extensions ne sont pas gérées.
L'ICANN risque donc de relancer le débat avec sa décision de supprimer le .UM. Il s'agit de l'extension pour les "Iles Mineures Eloignées des Etats-Unis".
Le cas traité ici est différent de celui des extensions obsolètes comme le .SU d'une URSS aujourd'hui défunte. Le territoire du UM existe toujours, mais c'est l'extension Internet en elle-même qui n'est pas utilisée. Sa suppression semble donc relever de l'opération "de nettoyage" pour l'ICANN. D'ailleurs, la discussion sur ce .UM qui a eu lieu durant la dernière réunion du Conseil permet d'apprendre l'existence de quatre autres extensions nationales "non-déléguées", c'est-à-dire non gérées : le .ME (Monténégro), le .KP (Corée du nord), le .RS (Serbie) et le .EH (Sahara Ouest).
La décision de supprimer le .UM a donc été prise en précisant que cette extension pouvait être "réactivée à tout moment" et sur simple demande d'un opérateur qualifié pour gérer une extension Internet nationale selon les critères imposés par l'ICANN.