"Nous avons préféré retenir un système moins compliqué que celui utilisé dans le cadre de lancements récents comme le .EU ou même le .MOBI," explique Philip Colebrook, le responsable des relations avec les registrars de Telnic.
Le calendrier actuel prévoit l'ouverture du .TEL par le biais d'une sunrise de 60 jours au premier trimestre 2008. L'ouverture générale suivra ensuite à la fin du deuxième trimestre. "Nous n'envisageons pas pour l'instant de période initiale durant laquelle les noms seront vendus un peu plus cher (ndr : le "landrush" vu sur le .MOBI par exemple)," précise Philip Colebrook.
En ce qui concerne la sunrise, le mode d'attribution sera le premier arrivé, premier servi. Telnic ne souhaite à priori pas imposer à ses registrars l'obligation d'envoyer les demandes de leurs clients dans l'ordre dans lequel ils les auront reçu, comme c'était le cas avec le .EU.
En revanche, le registre réfléchit à l'utilisation d'une nouvelle méthode, baptisée rolling start, pour permettre aux registres de "pré-renseigner" les données de leurs clients. Ces données seraient ensuite identifiées par un code unique. L'idée est de réduire la charge sur les systèmes de Telnic et des registrars au moment du lancement, puisque ces derniers n'auraient plus qu'à envoyer des codes et non l'intégralité des informations à inscrire dans le Whois.
Ce système a été proposé à Telnic par Neustar. La société américaine sera en effet l'opérateur technique du registre du .TEL.
Un tarif similaire au .COM
Les tarifs registrars du .TEL ne sont pas encore fixés mais Telnic veut se rapprocher de ceux pratiqués sur le .COM.
Bien entendu, les tarifs durant la période sunrise seront plus élevés. Il faudra en effet prendre en compte les coûts de validation des dossiers.
Le choix de l'agent de validation n'est pas encore finalisé. Telnic espère pouvoir annoncer son identité, ainsi que la confirmation des prix d'achat des registrars au plus tard pour la prochaine réunion de l'ICANN, à Puerto Rico du 25 au 29 juin prochain.
INDOM déjà actif en .TEL !
En attendant, Philip Colebrook sait qu'il va falloir se montrer très pédagogue. "Notre plus gros challenge reste d'expliquer en quoi le .TEL est vraiment une extension novatrice, différente de celles qui existent déjà," convient-il. En privilégiant l'aspect "identifiant unique" d'un nom de domaine plutôt que sa fonction plus traditionnelle de point d'entrée à un site web, le .TEL aborde en effet la problématique du nommage sur Internet d'une manière inédite.
Mais comment le démontrer ? "Par l'exemple !" répond Telnic. Le registre a ainsi souhaité s'associer de manière informelle à INDOM pour illustrer le .TEL.
A l'occasion de la réunion de l'ICANN de Lisbonne, Telnic a donc temporairement activé le nom de domaine indom.tel !
De quoi montrer qu'avec le .TEL, un nom unique suffit pour joindre quelqu'un. Peu importe si ce quelqu'un change de numéro de téléphone ou d'email. Ce fonctionnement est schématisé sur le indom.tel. Il s'agit d'une page web d'illustration, mais une fois le .TEL réellement lancé, les informations y figurant seront accessibles par n'importe quel appareil capable de communiquer avec le système DNS.
Ainsi, en tapant indom.tel sur un téléphone portable, vous serez connecté au standard téléphonique de la société. Le même geste sur un PDA compatible wap pourra vous permettre de communiquer avec INDOM directement par email. Et si le numéro de téléphone d'INDOM change, peu vous importe ! Le seul identifiant dont il faut se souvenir reste le indom.tel.
La mise en place d'exemples concrets de ce type illustre le dynamisme de Telnic. A notre connaissance, il s'agit en effet de la première fois qu'un registre rend un nom de domaine tiers actif sur Internet avant même l'ouverture officiel de la zone. Le résultat : une démonstration très parlante de la révolution que le .TEL ambitionne de créer. Vivement 2008 !