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Actualité Cahier juridique Spécial Europe English version


Par Nicolas SIMONIN Par Nicolas SIMONIN
nicolas.simonin@indom.com
Vie des extensions
Publié le mardi 24 avril 2007
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.NU (Ile de Nuie)

La guerre du .NU se poursuit


ccTLD ou sTLD ? voilà à quoi se résume la polémique .NU qui fait rage sur l’île de Niue depuis 1 an et oppose le gouverneur de l’île au gestionnaire privé de l’extension qui refuse d’en partager les bénéfices.

 
Fort de son succès auprès des internautes Suédois, l’extension nationale (un ccTLD dans le jargon des noms de domaine, c'est-à-dire un country code Top Level Domain) de l’île de Niue constitue une vraie mine d’or pour ses 2 000 habitants dont les activités traditionnelles portent plus sur l'exportation de fruits et noix de Coco.

Seul hic : le gouvernement de l’île n’en tire aucun dividende.

4 millions de bénéfices par an

L’extension est en effet détenue depuis sa création par une société privée nord-américaine, Semich, qui la commercialise en appliquant une habile stratégie de "branding" : Semich a eu la bonne idée d’exploiter le .NU en l’associant au terme "Nu" signifie "nouveau" en Suédois.

Résultat : plus de 100 000 .NU enregistrés à ce jour et 4 millions de bénéfices par an.

Le "colonialisme digital"

Le gouverneur de l’île de Niue réclame donc le partage des bénéfices du .NU , un an après une première tentative de lobbying.

Se disant victime de "colonialisme digital", il va même jusqu’à suggérer que "le non partage de ces bénéfices pourrait nuire à l’image du .NU et inciter les internautes suédois à ne plus enregistrer de noms dans cette extension".

Dans ce même article, le gouverneur de l'île de Niue affirme avoir obtenu de SEMICH le versement de 25% des bénéfices.

Le .NU : vrai ccTLD ou faux Stld ?

L’entreprise Semich (qui a démenti cette information) affirme de son côté, via son manager suédois Per Darnell, que "le caractère géographique du .NU n’est qu’aléatoire".

De là à considérer le .NU comme un sTLD, c'est-à-dire une extension "sponsorisée" visant à représenter une communauté d'Internautes plutôt qu'un pays (à l'image du .ASIA par exemple), il y a un pas que Semich semble prêt à franchir. Selon eux, le gouvernement de l’île de Niue n’a donc pas plus de légitimité qu’eux à être gestionnaire de cette extension, à la différence près qu'ils sont eux à l'origine du succès du .NU.

Ayant gratuitement offert à l’île une infrastructure Internet, Semich estime avoir suffisamment oeuvré pour le bien de l'île. Il ne voit donc toujours aucune raison d'en partager les bénéfices.


Points essentiels de l'article


•  Qui peut enregistrer un .NU ?
Le .NU est ouvert à tous. La durée minimum d'enregistrement et de renouvellement sur cette zone est de deux ans.Il est même possible d'enregistrer son .NU en caractères multilingues.


Lien(s) de l'article :

Vérifiez la disponibilité d'un .NU ?

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