Le gestionnaire du .ASIA vient de certifier l'expert français des noms de domaine. Qu'est-ce que cela veut dire ? L'occasion de mieux comprendre le processus de lancement d'une nouvelle extension.
Le lancement d'une nouvelle extension Internet est une opération complexe et de grande envergure.
Même lorsque les "préliminaires" sont terminés (constitution du dossier, obtention des soutiens politiques et financiers nécessaires, soumission de candidature à l'ICANN - nous avons déjà détaillé une partie de ce processus d'amorçage dans notre article sur le .PARIS), le travail ne fait que commencer.
Le futur gestionnaire de l'extension en question, son registre, doit encore en préciser les conditions d'obtention, en formaliser le calendrier de lancement et, étape primordiale, il doit se constituer un réseau de vente.
Car si les extensions avalisées par l'ICANN ne peuvent être commercialisées que par des registrars accrédités ICANN, tous ces derniers ne sont pas habilités d'office à tout vendre.
Un réseau accrédité ICANN, puis validé par les registres
Pour pouvoir le faire, chaque registrar doit non seulement être habilité par l'ICANN mais ensuite obtenir la certification du gestionnaire des extensions concernées.
Ainsi dans le cadre du .ASIA, en marge de l'opération relationnelle visant à faire connaître l'extension des déposants de noms de domaine du monde entier, le registre DotAsia a également dû évaluer les registrars potentiels.
Les registrars souhaitant commercialiser le .ASIA ont en premier lieu dû soumettre un dossier de candidature administrative, permettant à DotAsia d'identifier les sociétés présentant les qualités nécessaires. Les candidats retenus sont alors officiellement "accrédités" pour vendre du .ASIA. Un label qui ne leur donne pas pour autant la capacité d'enregistrer et de gérer directement les noms.
Pouvoir le faire est pourtant primordial. Car seul un registrar en prise technique directe avec le registre peut contrôler toute la chaîne de production. Les revendeurs et autres intermédiaires, même s'ils sont labellisés ICANN, restent tributaires de leurs propres fournisseurs. Ils ne peuvent donc offrir à leur clientèle la meilleure garantie d'obtention des noms, pendant les périodes d'enregistrement prioritaires sunrise, et après.
Réussir les tests techniques dans les temps
Pour s'interfacer techniquement avec le registre, un registrar doit développer des systèmes et passer des tests techniques permettant de valider son aptitude à faire face aux complexités de la gestion d'un nom de domaine (enregistrement, gestion du Whois, expiration, périodes de grâce éventuelle, changements et autres transferts, etc.).
Une fois ces tests réussis, le registrar reçoit alors la certification technique du registre.
Pour le .ASIA, sachant que la sunrise – donc le lancement effectif de l'extension, même si toutes les catégories d'utilisateurs ne pourront postuler dès la première sunrise – démarre début octobre, DotAsia a fixé une date butoir en septembre pour réussir la certification technique.
De plus, le registre a scindé le processus de certification technique en deux parties, renforçant de fait le besoin d'expertise et de compétence technique des registrars. La première partie concerne uniquement la sunrise et comprend des tests et procédures spécifiques à cette période. La deuxième certification, appelée "GoLive", porte sur l'ensemble des procédures de gestion du .ASIA.
Les registrars ne pouvant absorber la difficulté de ces procédures de certification avant la date butoir du registre ne sont pas autorisés par ce à participer aux périodes sunrise.
Certes pour certains, cette date butoir est difficile à respecter. Mais du côté du registre comme des clients finaux, elle permet aussi d'identifier les registrars les plus performants.
Un avantage important
En devenant l'un des premiers registrars au monde à obtenir la certification officielle de DotAsia, et ce bien avant la date butoir, INDOM montre une nouvelle fois la qualité de ses outils de gestion des noms de domaine.
Pendant que la plupart des registrars se pressent pour obtenir la certification avant la date butoir, les équipes d'INDOM sont déjà en train de peaufiner d'autres aspects du .ASIA.
Comme pour le .EU (INDOM avait été le premier registrar français à être accrédité pour l'extension européenne), cette avance technologique se traduira forcément par un taux d'obtention de noms très important. Pour le .EU, il avait frôlé les 100% pour la sunrise du .EU alors que d'autres registrars ne dépassaient parfois pas les 50% (c'est-à-dire qu'ils n'avaient obtenus que la moitié des noms qui leur avaient été demandés).
• Les Etapes de certification au .ASIA : • Pré requis : Le registre du .ASIA a mis en place les conditions et calendrier d’attribution du .ASIA. Le registrar est accrédité ICANN. • Certification administrative : Le registrar présente au registre un dossier permettant de valider son aptitude à gérer administrativement les services liés à cette nouvelle extension. • Certification technique: Elle permet au registrar de s’interfacer techniquement avec le registre. Pour le .ASIA la certification s’est faîte en 2 étapes : une certificat "sunrise", dédiée à la période d’enregistrement prioritaire et la certification "Go live", pour la période d'ouverture totale.