Lors de son atelier presse du 28 novembre l’AFNIC a dévoilé en exclusivité, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Institut National des Télécommunications d’Evry, un rapport détaillé de l’état actuel du marché des noms de domaine en France.
Loïc Damilaville, Patrick Maigron et Mathieu Weill venus présenter le 1er rapport de l'Observatoire des noms de domaine.
Lancé cette année à l’initiative de l’AFNIC, "l’Observatoire du marché des noms de domaine" s’est donné pour objectif de présenter une image fiable du marché et des acteurs du nommage français.
Mathieu Weill, Directeur général de l’AFNIC, et Loïc Damilaville, adjoint au DG, ont profité du dernier atelier AFNIC pour présenter le travail mené conjointement avec Patrick Maigron, enseignant chercheur à l’INT d’Evry.
+63% de .FR en 2006, grâce aux particuliers
Avec près de 960 000 noms enregistrés à ce jour, le .FR a séduit les particuliers qui possèdent aujourd'hui environ 28% du parc, et sont à l'origine de plus de 50% des nouveaux enregistrements.
Des termes génériques prisés
Sur 4 000 mots usuels de la langue française près de 70% ont déjà été enregistrés en .FR. Parmi les 5 termes génériques les plus usités en .FR on trouve : France, Ville, Immobilier, Paris et Mairie.
Des entreprises conquises, des communes plus réservées
Sur les 1 500 premières entreprises françaises près de 60% ont déjà enregistré leur .FR. Patrick Maigron a ajouté que ce chiffre atteint les 80% pour les 100 plus grandes entreprises française. Et 100% pour celles du CAC 40.
Les communes restent elles plus réservées : seules 23% des communes françaises ont leur .FR.
Usage des sites en .FR : comme le .EU
Concernant l’utilisation d’un .FR sur Internet, l’étude révèle que :
46% des sites en .FR sont à usage professionnel,
17% représentent des pages d’attente,
5% sont des sites personnels,
6% des pages parqués
"Des chiffres analogues à ceux du .EU" a commenté Mathieu Weill.
Les litiges sur le .FR
Loïc Damilaville a ensuite évoqué les statistiques liées aux litiges en .FR : au 30 juin 2007 (il y avait alors 857 000 .FR), près de 1 379 étaient bloqués par l’AFNIC. 98% concernaient des particuliers. 27 de ces noms étaient impliqués dans une PARL (dont 48% concernaient des particuliers).
Concernant les procédures UDRP à l’OMPI, sur 100 000 noms déposés, le .FR occupe une position médiane derrière le .COM, mais devant les extensions génériques, cette situation reflétant l’importance attachée pour les ayant droits au contrôle de leur nom dans les extensions prisés par le cybersquatteurs.
"L’enregistrement du .FR reste encore une stratégie à postériori" a ajouté Loic Damilaville.
Vers une logique de patrimoine des noms de domaine
Comme l’a souligné Mathieu Weill à l’issue de ce déjeuner "les tendances du marché vont à une croissance forte du .FR due autant à un phénomène de rattrapage de l'extension, ouvert à tous il y a un an, qu’au développement du marché de l’Internet".
"Le nom de domaine a de plus en plus valeur de patrimoine" a souligné Mathieu Weill. "Dans ce contexte la fiabilité dont jouit le .FR est une donnée clef que l’AFNIC veut préserver."
• Répartition particuliers/entreprises : 960 000 de .FR dont 28% détenus par des particuliers. Forte croissance en 2006 (+63%). 80% des 100 premières entreprises françaises ont leur .FR. • Termes prisés : Sur 4000 mots usuels du français, 70% sont enregistrés. Les mots France, Ville, Paris, France, Immobilier, sont les plus prisés. • Usages du .FR : 46% des sites en .FR sont des sites professionnels ; 5% des pages personnels ; 17% des pages d’attentes. Des chiffres similaires à ceux du .EU. • Litiges en .FR : En 2007, sur 857 000 .FR, 1379 ont été bloqués par l’AFNIC. 98% concernaient des particuliers.