L'extension réservée aux professionnels reste aujourd'hui relativement confidentielle. Son gestionnaire, RegistryPro, veut l'ouvrir. Les professionnels français pourraient bientôt être éligibles.
Le .PRO a du mal à décoller. La faute, en grande partie, à son système d'attribution à la fois complexe et restrictif.
En premier lieu, seules des catégories de professionnels très spécifiques peuvent enregistrer : les médecins, les avocats et professionnels du droit, les comptables et les ingénieurs.
De plus, ces professionnels sont cantonnés au troisième niveau de l'extension, dans des sous-domaines comme med.pro, law.pro, cpa.pro ou encore eng.pro – seuls les professionnels regroupant au moins deux des branches d'activités précitées et ayant déjà enregistrés leurs .PRO au troisième niveau dans les deux catégories correspondantes pouvant accéder aux deuxième niveau (par exemple, SocieteDupont.pro, si la société Dupont propose des services juridiques et comptables). Les noms de deuxième niveau ainsi obtenus doivent obligatoirement être redirigés vers les noms de troisième niveau correspondants.
Enfin, seuls les professionnels américains, canadiens, allemands ou anglais sont éligibles. Pourquoi ? Simplement parce que le registre valide chaque demande avec les organismes de certification locaux. Or pour l'instant, RegistryPro ne peut certifier que les pays précités.
Plus de facilité à enregistrer
Dans le but de s'ouvrir à d'avantage de professionnels, tout en leur offrant une plus grande flexibilité d'enregistrement, RegistryPro a déposé une demande officielle de modification de son contrat à l'ICANN le 12 mars dernier.
L'élément majeur de cette demande porte sur l'ouverture du deuxième niveau à tous les professionnels certifiés et sur la suppression de la procédure de validation. A la place, RegistryPro demanderait aux postulants de s'engager en signant les conditions générales d'utilisation de la zone, et ce chaque année.
De cette façon, RegistryPro se dispense de devoir chercher à obtenir des accords avec chaque pays pour en certifier les professionnels, ce qui a manifestement été difficile à faire jusqu'à présent et explique le peu de pays concernés. Le registre ouvrirait donc ainsi son extension à un public beaucoup plus large (les professionnels français pourraient, par exemple, postuler).
Dans le cadre de ce nouveau système, on imagine bien que les .PRO de troisième niveau ne seraient plus un passage obligé. D'ailleurs, la demande de RegistryPro porte également sur le fait de lever l'obligation de rediriger un .PRO de deuxième niveau vers son équivalent au troisième niveau.
Un appel à commentaires public sur cette demande a été ouvert par l'ICANN jusqu'au 10 avril prochain. En fonction des commentaires reçus, l'ICANN aura le choix de valider la demande de RegistryPro, de la refuser, ou de demander des modifications.
• Plus facile Le .PRO pourrait devenir plus facilement accessible aux professionnels du monde entier, qui n'auraient plus besoin de passer par une procédure de validation. A la place, ils s'engageraient contractuellement à respecter les conditions de l'extension.