Des accusations de délit d'initié au sein de la société en charge de gérer les enchères du .ASIA jettent le trouble sur la procédure de lancement de cette extension.
Le site s'appelle The Dotasia Complot. Comme son nom ne l'indique pas, c'est un allemand qui en est à l'origine. Thomas Rucker se sent lésé par la procédure de lancement du .ASIA.
Pour mémoire, préférant éviter le mode du premier arrivé, premier servi, le registre DotAsia a construit sa Sunrise autour d'enchères. Tous les noms ayant fait l'objet de plus d'une demande durant la période Sunrise sont ainsi attribués. La société Pool est en charge de gérer ces enchères.
L'intégrité de Pool mise en cause
Pour Thomas Rucker, Pool a profité de son accès direct au système des enchères pour les préempter et s'approprier des noms à fort potentiel comme porn.asia. Selon Rucker, le patron de Pool Richard Schreier aurait mis en place un système assez complexe en passant par une société irlandaise Drake Ventures Ltd, une autre société Drake Domains Corp. basée à la Barbade et enfin une société Throne Ventures Pty basée en Australie. Rucker appuie ses allégations en donnant une liste de noms en .ASIA dont le WHOIS laisse apparaître un lien avec l'une de ces structures.
Démentis de Pool et DotAsia
Directement mis en cause par Thomas Rucker, Edmon Chung (le patron de DotAsia) et Richard Schreier ont fortement réagi. Les explications du patron de Pool donnent d'ailleurs une dimension encore plus trouble à une affaire dans laquelle, décidément, personne ne semble tout à fait clair.
"Thomas Rucker et Madunia Gmbh (ndr : la société de Rucker) ont été exclus de certaines enchères du .ASIA," a indiqué Richard Schreier. "Nous pensons que ces accusations sont faites en réponse à cette exclusion. Elle est la résultante d'une enquête menée par Pool et DotAsia sur des tentatives de manipulations d'enchères. Nous résisterons à toute tentative de perturber cette enquête ou de nuire au processus d'enchères du .ASIA."
En mars dernier, le registre avait d'ailleurs publié un communiqué sur cette enquête. Pavan Budhrani, le directeur de la communication de DotAsia, a par ailleurs contacté Domaines.Info aujourd'hui pour nous faire par d'un autre communiqué dans lequel Edmon Chung se montre rassurant sur la gestion du système des enchères du .ASIA, sans pour autant apporter d'éléments vraiment nouveaux.
Au travers de leurs communiqués respectifs, Pool et DotAsia démentent cependant fortement les accusations de Thomas Rucker et invitent ceux qui auraient des soupçons sur des éventuels abus à les contacter directement. "Nous enquêtons sur ces accusations," conclu Edmon Chung. "Pour l'instant, il n'y a aucune indication permettant d'affirmer que certains enchérisseurs auraient été avantagés ou désavantagés par leurs liens, ou absence de liens, avec Pool."
• Des accusations contre Pool, le gestionnaire des enchères en .ASIA : Thomas Rucker, internaute allemand, accuse Pool d'avoir profité de son accès direct au système des enchères pour les préempter et s'approprier des noms à fort potentiel comme porn.asia. Selon Rucker, le patron de Pool Richard Schreier aurait mis en place un système assez complexe en passant par une société irlandaise Drake Ventures Ltd, une autre société Drake Domains Corp. basée à la Barbade et enfin une société Throne Ventures Pty basée en Australie. • Démentis de Richard Schreier de Pool : "Thomas Rucker et Madunia Gmbh (ndr : la société de Rucker) ont été exclus de certaines enchères du .ASIA," a indiqué Richard Schreier. "Nous pensons que ces accusations sont faites en réponse à cette exclusion. Elle est la résultante d'une enquête menée par Pool et DotAsia sur des tentatives de manipulations d'enchères. Nous résisterons à toute tentative de perturber cette enquête ou de nuire au processus d'enchères du .ASIA."