L'Icann a officiellement mis fin au processus de sélection du prochain registre du .NET. Sans surprise, Verisign va continuer à gérer l'extension.
Voilà une annonce qui ne risque pas de renforcer la popularité de l'Icann auprès des détracteurs de Verisign. "Le conseil d'administration de l'Icann a choisi Verisign comme registre du .NET," indique ainsi le régulateur du nommage sur Internet dans un communiqué. "L'Icann va établir un nouveau contrat de gestion du .NET avec Verisign pour une durée supplémentaire de six ans. Cette annonce est le résultat d'un processus d'évaluation indépendant de Verisign et de quatre autres postulants qui a débuté le 6 mars 2004."
Or c'est justement l'indépendance du processus qui est contestée. Les perdants ont jeté le doute sur le système de notation utilisé par Telcordia, l'évaluateur, pour placer la candidature de Verisign en tête.
Si l'évaluateur n'était pas si indépendant que cela, le dossier .NET pose en effet un certain nombre de problèmes. Ainsi lorsque l'Icann lancera un nouvel appel à candidature pour la gestion d'une extension, les postulants seront-ils nombreux à vouloir risquer de perdre du temps et de l'argent (pour le .NET, chaque candidat a dû verser USD 200 000 de frais de dossier, dont USD 50 000 étaient non remboursables) si l'Icann ne leur semble pas impartial dans ses choix ?
Pour autant, accuser l'Icann d'avoir favorisé Verisign semble à première vue ubuesque. Depuis quelques années, les "affaires" entre les deux se sont multipliées et l'Icann s'est plusieurs fois montré capable d'agir contre Verisign.
Le dossier .NET peut donc également être vu comme apportant la preuve de l'impartialité de l'Icann. Verisign n'ayant jamais failli à sa mission de gérer le .NET, le choisir pour continuer à l'assurer équivaut sans aucun doute à privilégier la stabilité de l'Internet au-delà de toute querelles ou différences d'opinions.
L'actuel contrat de gestion du .NET se termine le 30 juin prochain.