.FR (France) De nouvelles victimes du typosquatting en France
Avant l'ouverture du .FR aux particuliers en 2006, les entreprises doivent rester vigilante vis-à-vis du typosquatting. Un nouveau cas montre l'actuelle développement du phénomène.
Depuis le 11 mai 2004, il suffit d'un numéro RCS ou d'une marque pour enregistrer n'importe quel nom de domaine encore disponible en .FR. Cette libéralisation a permis un développement relatif de l'extension française qui a récemment fêté son 400 000 nom enregistré.
Mais elle a également mené à l'accroissement d'un type de détournement plus fréquent sur les extensions internationales : le typosquatting, qui consiste à détourner l'orthographe d'une marque ou d'un terme connu pour l'enregistrer en tant que nom de domaine.
Le typosquatting a pour but de "capter" des Internautes qui, en tapant trop hâtivement le nom d'un site légitime, commettent des fautes de frappes. Ils sont alors généralement amenés vers des sites proposant des liens sponsorisés (c'est en apparence le cas du www.asssedic.fr) et cela bien entendu au détriment du site légitime.
Mais le typosquatting peut également mener à des dérives encore plus graves comme le phishing. Là, on tente de rediriger l'Internaute vers un site qui reprend le visuel du site légitime. Il y a alors de fortes chances que l'utilisateur ne se rende pas compte de sa faute de frappe et, s'il souhaite par exemple accéder à son gestionnaire de compte en banque ou réaliser des achats en ligne, livre en toute innocence des codes bancaires ou des accès sécurisés.
C'est cet aspect sournois qui rend le phishing si efficace. Difficile par exemple, en tapant le www.3suise.fr de savoir si on est sur le véritable site du spécialiste de la vente par correspondance ou sur une copie potentiellement néfaste.
Face aux nouvelles menaces de typosquatting sur le .FR, les entreprises doivent donc rester vigilantes et ce notamment par l'utilisation d'outils permettant la surveillance de noms de domaine ou les recherches par propriétaires.