L'ouverture de l'extension européenne est une franche réussite, le cap des 100 000 ayant déjà été passé seulement trois heures après l'ouverture.
Dans ses estimations initiales pour la totalité de la période Sunrise, soit quatre mois d'activité, EURid tablait sur 500 000 noms demandés.
Les résultats préliminaire de la première journée d'ouverture ont donc de quoi combler Marc Van Wesemael, le directeur général d'EURid. "Nous sommes ravis de la façon dont l'ouverture s'est déroulée jusqu'à présent," a-t-il expliqué par téléphone à DomainesInfo.fr. "A 14h00 (ndr : l'ouverture a eu lieu à 11h00), nous avions déjà enregistré 100 000 demandes !"
60 noms par seconde
Sans grande surprise, les pics d'activité ont été enregistrés dans les premières minutes. Après le premier quart d'heure, 44 000 demandes avaient déjà été reçues et le taux atteignait les 60 noms demandés par seconde. A 16h00, heure à laquelle nous nous sommes entretenu avec Monsieur Van Wesemael, ce taux s'était stabilisé autour de 1 nom demandé par seconde. EURid prévoit donc de dépasser les 200 000 demandes dans un avenir proche. "D'ailleurs, l'ensemble des registrars accrédités ont déjà prépayés 300 000 noms," précise le patron d'EURid.
"A 14h, nous avions eu 66 852 demandes basées sur des marques nationales, 20 673 sur des marques internationales ou communautaires, 7 225 émanant d'organismes publics et 620 basées sur des appellations d'origine," révèle Marc Van Wesemael.
La France, 2ème au top 5 des pays ayant souscrit au .EU
Sans surprise, c'est sex.eu qui a été le plus demandé devant hotel.eu, travel.eu, jobs.eu et hotels.eu.
Surprise, en revanche, en ce qui concerne le classement par pays. Que l'Allemagne soit en tête avec 35% des demandes relève de la logique, l'extension nationale de ce pays (le .DE) étant après tout la deuxième extension du monde derrière le .COM. Mais en deuxième position nous trouvons la France, avec 12,74% de demandes, juste devant la Hollande avec 12,26% de demandes. Suivent l'Angleterre (10%) et la Belgique (6%). Ainsi, si la France et la Hollande ont rejeté la constitution, ces deux pays embrassent l'idée d'une Europe sur Internet.