L'extension européenne est maintenant ouverte depuis presque un mois. L'occasion de faire un premier bilan.
Le 7 décembre dernier, une nouvelle extension Internet voyait le jour. Le .EU s'ouvrait enfin, même si cette ouverture n'est pas encore généralisée.
Rappelons que nous sommes actuellement dans la première phase de la période d'enregistrement prioritaire "sunrise" du .EU, celle qui concerne principalement les détenteurs de marques enregistrées et les organismes publics. Le calendrier d'ouverture du .EU s'établissant ainsi :
Sunrise phase 1 : jusqu'au 7 février 2006 à 11h.
Sunrise phase 2 : du 7 février 2006 à 11h au 7 avril 2006 à 11h.
Ouverture générale : à partir du 7 avril 2006 à 11h.
Plus de 100 000 demandes
Le registre, ou gestionnaire, du .EU est une association à but non lucratif appelée EURid. Depuis le lancement de la période sunrise, EURid donne des statistiques sur les noms demandés.
En un mois, ce sont près de 150 000 demandes d'enregistrement d'un .EU qui ont été envoyées à EURid. Ces demandes concernent plus de 111 000 noms (certains noms étant demandés plusieurs fois).
Compte tenu du peu de gens pouvant actuellement postuler pour un .EU, ces chiffres sont encourageants. Sans surprise, la plupart des demandes d'enregistrement sont faites sur la base d'une marque nationale (plus de 105 000) ou communautaire (environ 30 000). Les organismes publics se sont également mobilisés avec plus de 12 000 demandes. Reste un millier de demandes basées sur des indications géographiques ou des dénominations d'origine…
Vérifier sa position dans la file d'attente
Le .EU étant ouvert à tous les ressortissants de la Communauté européenne, la concurrence sur certains noms est rude. Lorsque plusieurs demandes sont reçues pour le même nom, elles sont placées dans une file d'attente dans l'ordre de réception.
La première condition pour obtenir un .EU est donc de travailler avec un registrar (bureau d'enregistrement) accrédité par EURid et performant. Comment juger de cette performance ? Maintenant que la première période sunrise est lancée, la réponse est simple : il suffit d'aller consulter la base de données (Whois) spécialement mise en place par EURid pour vérifier quel registrar a été le plus rapide pour obtenir tel ou tel nom.
40 Jours pour envoyer les documents
Une fois la demande reçue par EURid, le postulant n'est pas encore assuré d'obtenir le nom qu'il convoite. Car les droits revendiqués par le postulant doivent être vérifiés. Un agent de validation officiel a été sélectionné par EURid pour effectuer ce travail : PriceWaterhouseCoopers Belgique.
Une fois sa demande reçue par EURid, un postulant dispose d'un maximum de 40 jours pour envoyer les documents lui permettant de justifier du droit qu'il revendique sur le nom en question. Passé ce délai, sa demande est automatiquement annulée et si quelqu'un d'autre était derrière lui dans la file d'attente pour le nom, c'est cette personne qui devient prioritaire. Mais même si personne d'autre n'a demandé le nom, le postulant doit quand même renvoyer ses documents dans les délais impartis.
On le voit, cette phase de validation est cruciale pour l'obtention d'un .EU. Elle est aussi très complexe du fait des exigences de PwC. Les documents envoyés doivent correspondre exactement au droit revendiqué et être libellés et présentés selon des règles et un format spécifique. Tout manquement aux règles vaut annulation pure et simple du dossier. Et une fois envoyé, le dossier ne peut être repris ou modifié !
Du fait de cette complexité, ces postulants qui décident de gérer eux-mêmes l'envoi de leur dossier de validation ont de grandes chances d'échouer. Il est donc fortement conseillé de faire appel à un registrar qui prend également en charge l'envoi du dossier de validation. Certains poussent le service très loin. Ainsi en France, INDOM met à la disposition de ses clients un bureau spécialisé dans le traitement de leurs dossiers .EU.
La société, premier registrar accrédité pour le .EU en France, a par ailleurs établi une connexion directe avec les systèmes électroniques d'EURid et de PwC. INDOM envoi donc ses dossiers de validation directement par voie électronique. Le gage d'une sécurité encore plus importante par rapport à ceux qui utilisent les services postaux pour envoyer les dossiers de validations…